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Nouvelle espèce de Dauphin

 

 

 

par Denis JEANT     04-08-2008

Orcelle à aileron retroussé d'Australie (Orcaella heinsohni) prise par Isabel Beasley en 2005

Une nouvelle espèce de dauphin apparentĂ©e aux dauphins de l'Irrawaddy, qui vivent le long des cĂ´tes et dans les fleuves en Asie  a Ă©tĂ© identifiĂ©e par des chercheurs australiens...

Australian Snubfin Dolphin ou le dauphin Ă  aileron retroussĂ© d'Australie en français a bien Ă©tĂ© identifiĂ©e comme une espèce distincte du dauphin de l'Irrawaddy a qui il Ă©tait apparentĂ© et qui lui  a Ă©tĂ© identifiĂ© par Owen en 1866 et que l'on l'a longtemps pensĂ© seule espèce dans son genre.

L'Irrawaddy est le principal cours d'eau de la Birmanie. Son delta donne sur la mer d'Andaman, une mer tributaire de l'Océan Indien.

Le dauphin de l'Irrawaddy (Orcaella brevirostris) est un dauphin océanique qui remonte également dans les grands fleuves. Il est capable de vivre en eau douce. On le trouve principalement en Asie le long des côtes et dans les grands fleuves mais également dans le nord de l'Australie.

Comme le dauphin à aileron retroussé d'Australie (Orcaella heinsohni), cette espèce a un large melon et une tête ronde et émoussée qui le fait ressembler à un beluga en apparence.

Pour cette raison, on préférera, en français, le terme d'orcelle pour les nommer, plutôt que de dauphin.

L'aileron dorsal et les nageoires sont plus petits sur l'orcelle à aileron retroussé d'Australie comparé à l'Orcelle d'Irrawaddy.

Des caractéristiques divergentes de celui de l'Irrawaddy dans la morphologie du crâne du dauphin à aileron retroussé d'Australie sont présentes dans tous les spécimens de l'espèce.

De même, une coloration tripartite, avec un cap dorsal distinct a été confirmée par des observations sur la côte centrale et nordique du Queensland chez l'orcelle à aileron retroussé d'Australie qui le distingue de l'autre espèce d'orcelle.

On n'est donc pas arrivé à la fin de nos surprises avec la nature qui nous livre donc de nouvelles découvertes en matière d'espèces non répertoriées. Les mers et océans sont parmi les lieux les plus méconnus de notre planète terre.

Des Ă©tudes gĂ©nĂ©tiques menĂ©es par  Kelly ROBERTSON du Southerwest Fisheries Science Center qui dĂ©pend de la NOAA en Californie ont formellement permis d'identifier cette nouvelle espèce ont prĂ©cisĂ© les chercheurs de l'Etat australien du Queensland.

Isabel BEASLEY, une Ă©tudiante en doctorat Ă  la James Cook University,  Ă  Townsville, dans le Queensland, en Australie a prĂ©cisĂ© qu'il y a des diffĂ©rences marquĂ©es entre les deux populations qui n'avaient pas Ă©tĂ© reconnues auparavant et elles ont Ă©tĂ© confirmĂ©es par les Ă©tudes d'ADN.

La chercheuse et Peter ARNOLD du Museum of tropical Queensland (Musée du Queensland tropical) à Townsville, dans le Queensland, en Australie ont aussi examiné les crânes et pris des mesures externes des deux espèces d'orcelles.

Ces orcelles seraient menacées par l'homme parce qu'elles vivent dans des eaux du littoral peu profondes.

Le nom scientifique de la nouvelle espèce: Orcaella heinsohni a été donné en l'honneur de George Heinsohn, chercheur de la James Cook University à Townsville, dans le Queensland, en Australie, qui a examiné des carcasses de dauphins retrouvées échouées ou prises dans des filets dans les années 60 et 70. Ces analyses ont aidé à identifier l'Orcaella heinsohni comme étant une espèce distincte.

Isabel BEASLEY, de la James Cook University, Peter ARNOLD du Museum of tropical Queensland (Musée du Queensland tropical) et Kelly ROBERTSON du Southerwest Fisheries Science Center ont tous les trois diffusés une publication scientifique sur leur découverte en langue anglaise: Description of a new dolphin, the Australian snubfin dolphin Orcaella heinsohni dans la revue: Marine Mammal Science, de la société savante californienne (USA) sur l'étude des mamifères marins: The Society for Marine Mammalogy.

 

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Le Mardi 30 Septembre 2008Poster un commentaire

Origines de la Plongée

L'histoire de la plongée est étroitement liée à l'invention et au perfectionnement du matériel.

C'est au XXème siècle que revient le mérite d'avoir ré-inventé le scaphandre autonome, ainsi que tout le petit matériel auquel Léonard de Vinci avait songé.

Ainsi, en 1926, Yves Le Prieur exécute à la piscine des Tourelles, à Paris, une plongée étonnante grâce à une réserve d'air de 10 minutes. Il est équipé de petites lunettes, d'un embout et d'un pince-nez. Le scaphandre Fernez-Le Prieur est né, il pèse 10 kg.

En 1933, conscient des lacunes, il complète son invention par un masque qui englobe tout le visage. L'air y arrive en légère surpression et s'en échappe sur le côté.

En 1934, une dĂ©monstration a lieu dans l'aquarium du TrocadĂ©ro ; une annĂ©e plus tard est créé le premier club de plongĂ©e, le Club des Scaphandriers.

En 1935 les palmes, abandonnées depuis Léonard de Vinci voient leur "renaissance" grâce au Commandant de Corlieu. En 1938, Maxime Forjot dépose le brevet d'un masque en caoutchouc.

 

En 1939, c'est Alec Kramarenko qui complète l'équipement, avec le brevet d'un tube respirateur à valve interdisant l'entrée de l'eau, ancêtre de notre tuba. La guerre et ses conséquences vont apporter une révolution dans le perfectionnement du matériel.

En 1942, Cousteau s'associe à un ingénieur, Emile Gagnan, spécialisé dans les détendeurs pour gaz comprimé. Le rationnement de l'essence a imposé la recherche de nouvelles énergies pour les automobiles. C’est le temps des voitures à gazogènes. Le détendeur Cousteau-Gagnan est mis au point ; il permet de respirer de l'air comprimé à la pression ambiante, qui est fourni à la demande. La plongée dans l'espace proche est enfin devenue libre et facile.


A la fin de la guerre, le G.E.R.S.3 est créé. Il participe au déminage des côtes de la Méditerranée. Dirigé par le Commandant Philippe Tailliez, il se compose du Lieutenant de vaisseau Cousteau et du contractuel civil Dumas. Ces trois hommes ont accompli un travail fabuleux, tant au plan militaire qu'au plan civil, pour la connaissance de la mer. C'est grâce à leur courage, à leur passion et leur ingéniosité que la plongée est devenue aujourd'hui si populaire et que la vie mystérieuse des eaux commence à être connue et respectée.

 

Ainsi que nous le voyons, l'histoire de la plongée est récente, 50 ans. D'autre part, elle est totalement liée à la pratique professionnelle et à la pratique militaire. La pratique de la plongée correspond à une certaine idée d'aventurier... C'est dans ces antécédents qu'il faut chercher le refus que certains mettent à ouvrir la plongée à d'autres publics.

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Le Lundi 29 Octobre 20071 commentaire(s)
Personnalités du Monde de la Plongée

Altman Gérard:
Co-fondateur du CEDIP (rassemblement des moniteurs professionnels européens) avec Daniel Mercier, militant à l’ANMP (principal syndicat des moniteurs de plongée) depuis 1977, il en a été élu président en 1993, puis secrétaire général en 2005. Tout au long de son parcours exemplaire (cadre national FFESSM, CTR MJSVA, responsable des formations de brevet d’état au CREPS d’Antibes, expert auprès des tribunaux...), Gérard Altman a milité pour la cause des moniteurs professionnels et l’évolution de la plongée en général, dans un esprit toujours ouvert et novateur.
Bernabé Pascal:
Plongeur de l'extrême, Pascal Bernabé a battu le record de plongée en bouteille à - 330 m, le 05 juillet 2005 à côté de Propriano en Corse, la plongée (descente et remontée ayant duré une dizaine d'heures. Pascal pratique de nombreuses activités sous marines, souvent très pointues: spéléologie, utilisation de recycleurs, mélanges trimix et nitrox, plongée profonde sur épaves et grottes, plongée profondes en eau douce, plongée sous glace...
Besse Léa:
29 ans, Directrice Générale de Dune le célèbre tour opérateur en Egypte (fille de Gérard Besse le créateur).
Léa dirige avec brio l'organisation et la promotion du centre de plongée et des croisières plongée. La qualité des prestations et l'organisation du TO sont depuis plusieurs années considérées comme un "Must" des destinations egyptiennes.

Bessudo Sandra:
Biologiste née en 1969, elle a créé en 2000 la « Fondation Malpelo » et autres systèmes marins afin de protéger et surveiller la réserve de Malpelo puis de financer un programme de recherche sur les requins. Elle a risqué sa vie plusieurs fois pour la bonne cause, les braconniers ne sont pas toujours très galants avec elle !
Blanc Roland:
Président de la Fédération Française de Plongée.





Boumati Jean Pierre:
Dès 1982, Jean-Pierre Boumati (avec Véronique Dufresnes), formateur en entreprises et grandes écoles, maitre-nageur passionné par l'eau, créé le 1er atelier de recherche sur l'adulte et la peur de l'eau (Association "le pied dans l'eau"). Il démontre que la réussite passe par le respect, l'écoute de soi, le plaisir, et l'entrée dans une relation sensorielle avec l'eau ! De nombreux "adhérents" sont par la suite devenus plongeurs et même moniteurs !

Patrice Bourdelet
Il débute par la chasse sous-marine en 1966, passe à la plongée et obtient son B.E. en 1969 et son B.E.E.S.2 en 1975. Pendant plusieurs années, il voyage avec son diplôme de moniteur pour tout passeport et en profite pour apprendre l'anglais. Sa formation technique d'origine l'amène à travailler comme conseiller auprès de nombreux fabricants. Passionné par les nouveautés dans le domaine du matériel, il participe activement fin des années 80, début des années 90, à l'introduction en France du gilet stabilisateur et de l'ordinateur de plongée, deux éléments qui bouleversent les habitudes des plongeurs français. Il parcourt alors l'hexagone pendant près de dix ans pour donner de nombreuses conférences techniques sur ses deux sujets de prédilections pour le compte de plusieurs fabricants (Mares, Suunto, Oceanic, SeaQuest, etc.). Marques, entre autres, pour lesquelles il réalise les traductions des manuels d'utilisation des appareils. Il est l'auteur d'un lexique français /anglais de la plongée L'Anglais tel qu'on le 'plonge' (1986, 1994, 1998 et 2006), d'un ouvrage sur les systèmes de flottabilité Vingt mille bouées sous les mers (1989) et coauteur avec Ariel Fuchs d'un livre sur les ordinateurs de plongée Tout savoir sur l'ordinateur de plongée (1996) qui obtient le prix Rouquayrol Denayrouze attribué par la FFESSM. Il collabore aussi par des articles techniques sur le matériel aux revues Plongée Mag, Apnéa, Océans et Subaqua.
Constant Pierre:
Né à Boulogne en 1954, c'est le grand spécialiste français des Galápagos, il a d’ailleurs écrit le seul guide français de plongée sur le sujet. Pendant sa jeunesse, il baroude à travers le monde (Inde, Pakistan, Népal...) et s'intéresse rapidement à l'ethnologie et à l'anthropologie. Passionné de plongée, il réalise pratique également la photo sous marine.
Ce naturaliste a tenté d’ouvrir un club de plongée à Manus en Papouasie Nouvelle Guinée, mais il est revenu aux sources et à finalement monté son club au Galápagos.
Cousteau Jacques-Yves:
Né le 11 juin 1910 à St André de Cubzac (gironde), il met au point le scaphandre autonome en 1943 avec l’ingénieur Emile Gagnan. En 1950, la Calypso un ancien dragueur de mines est modifié en navire océanographique et les équipes Cousteau parcourent toutes les mers du monde pour filmer et attirer l’attention sur les désastres écologiques. Plus de 70 films et 50 livres ont fait découvrir ce nouveau monde.
En 1974, il crée The Couteau Society, en 1990 la Fondation Cousteau. Il s’éteint le 25 juin 1997 à l’age de 87 ans.
Cousteau Jean-Michel
Cela fait plus de 40 ans que Jean-Michel Cousteau - explorateur, environnementaliste, pédagogue et producteur de films - consacre sa vie à communiquer au public du monde entier sa passion et son inquiétude pour notre planète eau. Depuis qu'équipé d'un scaphandre autonome, il a été "jeté" par dessus bord par son père à l'âge de 7 ans, Jean-Michel a exploré le monde des océans. Fils de Jacques-Yves Cousteau, il a passé la plus grande partie de sa vie à sillonner les mers avec sa famille à bord des navires Calypso et Alcyone. Après la mort de sa mère en 1990 et celle de son père en 1997, Jean-Michel fonde en 1999 Ocean Futures Society pour poursuivre les actions entreprises et perpétuer l'appel de son père en faveur des océans.
Dumas Frédéric:
Il est avec Jacques-Yves Cousteau et Philippe Tailliez un membre des 3 Mousquemers. Cette équipe d'amis, passionnés de plongée, a mis au point le détendeur de plongée avec l’aide de l’ingénieur Emile Gagnan.
Frédéric Dumas a participé avec Cousteau à la découverte et la révélation au publique du monde sous-marin. Il a été coauteur de plusieurs reportages sus le domaine, comme par exemple Le monde du silence.
Erickson Ralph:
Né le 25 juin 1922, c'est dans le lac Michigan, qu'il s’initie au monde subaquatique. A seize ans, il rejoint le "Chicago Park District Lifeguard Service", l'une des entreprises de sauveteurs les plus renommées de la région. En 1961, Ralph participe au tout premier Cours de formation d'instructeurs NAUI et devient le 35ème NAUI Instructor. Il écrit son propre livre de formation à la plongée scaphandre: "Under Pressure" (Sous pression), qu'il utilise pour enseigner ses cours.
En 1966, Erickson et John Cronin mettent sur pied la "Professional Association of Diving Instructors" (PADI) dont Erickson est élu Président. Erickson a écrit de nombreux articles sur la plongée dans des journaux et des magazines. Il a reçu un grand nombre de prix et de distinctions honorifiques pour ses contributions à la natation, au water-polo et à la plongée scaphandre. Ralph Erickson est décédé le 25 mai 2006, chez lui, à Lago Vista,Texas.

Falco Albert:
Il rencontre Cousteau en 1952 et travaillera 37 ans sur la calypso en passant de matelot à plongeur, pour finir capitaine. Albert Falco se consacre aujourd'hui à la protection du massif des calanques de Marseille et de l'archipel de Riou et à la mise en place de réserves marines. A 75 ans, il plonge toujours et surveille les dégâts causés par la pollution dans les eaux de son enfance.

Fuchs Ariel:
Biologiste et photographe, il est l’auteur de plusieurs reportages et a participé à la création de plusieurs magazines sous-marin. Il est l’ancien rédacteur en chef de « Mer et Océan » et a souvent rédigé les textes de David Doubilet.

Gagnan Emile:
Né en novembre 1900, il était un ingénieur et le Co-inventeur français avec Jacques-Yves Cousteau du premier scaphandre de plongée(scaphandre autonome) en 1943. Il a été employé comme ingénieur au sein de la société Air Liquide pour la mise au point du scaphandre, ce qui a permit les début de la plongée loisir.


Hass Hans:
Né le 23 janvier 1919 à Vienne (Autriche) est cinéaste, biologiste et éthologue. Précurseur de la plongée sous-marine autonome, il est surtout connu pour ses documentaires et pour sa théorie energon.



Jeant Denis:
Né le 13/10/66 à Niort. Il pratique la plongée depuis 1976, déclenchée par un goût immodéré pour l'eau et après avoir suivi avec délectation, la série de l'Odyssée Cousteau à la TV. BEES 1 et BEES 2 en plongée, Denis est également BEES 1 en voile et Guide de la Mer n°405T (ANMP). Il est également DAN Oxygen instructor, Moniteur trimix, nitrox confirmé, recycleur SCR... Après avoir été enseignant en sports de pleine nature, dont la voile, il a été responsable des formations et enseignant en plongée au CIP Collioure (64) de 1991 à 1993. Il est formateur et jury dans le cadre de formations et examens de BEES 1-BEES 2 plongée depuis 1991. Auteur, journaliste, photographe, formateur et consulant dans le domaine des loisirs aquatiques, Denis a réalisé et mis à jour depuis 1991 plus d'une dizaine d'ouvrages didactiques et 3 vidéos sur l¹apprentissage de la plongée et du secourisme, dans la série les Codes Vagnon (Editions du Plaisancier). Enfin, il intervient régulièrement dans le cadre de reportages et d¹articles au niveau de la presse spécialisée plongée (Plongée Magazine, Océans, Subaqua, Apnéa, Octopus...).
Leborgne Eric :
Ce moniteur et guide naturaliste née en Martinique, vit depuis presque vingt ans en Polynésie et travaille avec Yves Lefèvre du Raie Manta Club. Ils ont une base sur l’île de Rurutu et proposent l’observation des baleines a bosse.

Lefèvre Yves:
Créateur du Raie Manta Club (premier des six club de Rangiroa). Il est photographe, cameraman, guide de la mer et grand spécialiste des requins et ainsi souvent sollicité pour des productions.



Le Guen Francis:
Sa première plongée à l’age de huit ans en Bretagne fut le départ d’une longue série. Il est spécialiste de plongée spéléo, premier rédacteur en chef de Plongeurs International, réalisateur de documentaires sous marins, écrivain, photographe sous marin pour Sygma, bref la palette parfaite du passionné. Ce baroudeur de 48 ans vit aujourd’hui à Marseille. Il est notamment connu du grand public pour l'émission télévisuelle "Carnets de Plongée".

Le Prieur Yves:
Travaillant depuis quelques années sur un système à circuit ouvert, Yves Le Prieur brevète en 1933 un semblant de scaphandre bien mal confectionné, un scaphandre qui n'a pas de régulateur à la demande et dont le débit de la bouteille doit être réglé à la main. Grâce à ses démonstrations en piscine, Le Prieur provoque un véritable engouement pour le monde sous-marin.
Son système est même adopté par la marine et par les pompiers de Paris. Le détendeur à la demande est oublié au profit du débit continu.
Mercier Daniel:
Président du CEDIP (syndicat des moniteurs de plongée), organisateur du Festival de l’Image Sous-Marine et ancien propriétaire d’un magasin de plongée, ce monsieur à la barbe blanche est bien connu de tout les anciens du milieu.


Méouchy Daniel:
Plongeur depuis toujours il est le créateur et l’organisateur des événements « Objectif Atlantide ». Il a rendu accessible le monde de la plongée aux médias et au grand public, en apportant une nouvelle approche de la pratique de la plongée sous marine ou la découverte de l’environnement marin, le jeu et l’aventure font bon ménage.

Molle Philippe:
Né à Paris en 1935, il devient moniteur en 1964 et en 1982 le premier BEES3. De 1980 à 1984 il préside le syndicat national des moniteurs de plongée.
Ses livres on été le support de cours de toute une génération de moniteur et notamment le MOLLE rouge. Il tient un centre de plongée sur l’île de Moorea en Polynésie.
Nadal Jacques:
MF2 n°9 et BEES2, il a consacré toutes sa vie de plongeur à la formation de moniteurs, corailleurs… et il continue via la création récente de son club à Malendure en Guadeloupe…à 66 ans !
Oyhenart Jean-Michel:
Ancien militaire et champion de nage avec palme, il est le directeur de la piscine de st Cloud et dirige en parallèle le comité Ile de France FFESSM.

Pétron Christian:
Il fait sa première plongée à 13 ans et devient spécialiste des grandes productions sous marines (le grand bleu, atlantis ….). Il a été le seul a pouvoir éclairer l’épave du Titanic mais aussi à filmer sous l’eau en cinémascope. Il a travaillé comme photographe sous-marin pour la fameuse revue Océan dirigée par Yves Baix en 1975.


Poiraud Lambert Fabrice:
Plongeur mais surtout aquariophile reconnu, il est le créateur du CIRCOP (conférence internationale sur les récifs coralliens à paris).




Robert Philippe:
Responsable scientifique au parc national de Port-Cros depuis 1998, il assure de nombreuses conférences sur la biologie et l’écologie marines méditerranéennes. En 1986, il fonde et préside le groupe d’étude du Mérou.

Rebboh Louis:
Président et fondateur de l'association "Plongeurs du Monde", celle-ci a été créée après le drame du Tsunami (décembre 2004) pour venir en aide aux populations touchées par ce phénomène, plus particulièrement les populations vivant de la pêche. Plongeurs du Monde en association avec Green Hope a pu financer en partie un bateau de pêche et redonner l'outil de travail nécessaire pour "relancer" l'économie locale et primordiale pour ces familles. La philosophie de Plongeurs du Monde n'est pas de faire à la place, ni d'apporter des recettes toutes faites, mais de s'appuyer sur l'existant. Travailler en partenariat avec les intervenants locaux, soutenir et développer des actions qui à moyen terme pourront être poursuivies par les populations locales.

Rouquayrol Benoit:
En 1863, inspiré d’un appareil respiratoire utilisé au fond des mines, il imagine une réserve d’air comprimé avec un système membrane pour réguler l’air sur simple aspiration des poumons. Avec Auguste Denayrouze, le détendeur terrestre sera transformé en sous-marin pour pieds lourds.



Rudimino Phoebe:
Cette jeune anglaise, née en 1982, est diplômée en Lettre de la Sorbone à Paris et en Anthropologie et Philosophie à Londres. Elle parle 5 langues et a gagné la très sélecte bourse ROLEX 2004, ce qui lui a permis de faire une recherche scientifique en Islande sur les pécheurs de baleines Minke (le sujet de sa thèse), de participer au reportage de la BBC sur les phoques, d’être l’assistante de Stan Waterman (le rêve de sa vie) et bien d’autre choses ….elle est aussi instructeur PADI.

Sarano François:
Avec Vincent Ohl, il a créé l'association Longitude 181 dont les principaux objectifs sont la découverte de la nature, la rencontre des hommes et de leurs traditions. François et son association se sont particulièrement distingués récemment au niveau de la prtection et préservation des espèces sous marines, notamment les requins en Polynésie, Seychelles... L'association est par ailleurs à l'origine de la "Charte Internationale du Plongeur Responsable" pour favoriser les "plongées intelligentes" au profit de la préservation des océans et de ses habitants.

Séret Bernard:
Auteur de guides de poissons d’Afrique, grand spécialiste de requins et de raies depuis 30ans, biologiste et océanographe, il a travaillé pour l’Orstorm et Cnexo.




Tailliez Philippe:
Il est né le 15 juin 1905 à Malo-les-Bains. Marin de carrière, son père Félix Tailliez alors en poste à Tahiti, raconte dans ses lettres les histoires de plongeurs de perle, qui fascine son jeune fils. Il se passionne pour l'apnée, la chasse et les images sous-marines. Il entre à l'école navale en 1924 et fait la connaissance en 1937 d'un jeune enseigne de vaisseau à qui il fera découvrir la plongée et les films sous-marins : Jacques-Yves Cousteau. Un an plus tard, il rencontre aux îles des Embiez un chasseur sous-marin déjà réputé : Frédéric Dumas. Le trio Tailliez-Cousteau-Dumas alors surnommé "Les 3 Mousquemers" marquera l'histoire de la plongée.
Waterman Stan:
Son attraction pour le milieu marin commence en 1936 alors qu’il n’est qu’écolier. En 1950 il sera le premier à acquérir la fabuleuse invention d’un certain Cousteau pour devenir le premier plongeur sous marin des Etats-Unis. En 1954, il fait son premier 16 mm au Bahamas. Toute sa vie sera couronnée par ses films sous-marins qui recevrons à plusieurs reprise les honneurs de la profession. Aujourd’hui, Stan continue de plonger et de filmer. Il vit dans le new jersey.

Weinberg Stephen:
Il est biologiste sous-marin et auteur de livres sur ce sujet ainsi que chroniqueur de nos bébêtes sous-marine dans le magazine Plongeur International.
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Le Mardi 18 Septembre 20071 commentaire(s)

L’Oxygénothérapie Hyperbare


L’Oxygénothérapie Hyperbare – ses effets

L’oxygénothérapie hyperbare est un traitement qui consiste à faire respirer au patient de l’oxygène pur dans des conditions de surpression.

Pour obtenir un effet thérapeutique, la pression doit être bien supérieure à la pression atmosphérique normale. Pour cela, il est indispensable de placer le patient dans un caisson hermétique au sein duquel la pression sera portée de une fois et demie à trois fois la pression atmosphérique normale, selon les indications.

A travers un masque facial recouvrant la bouche et le nez le patient respire pendant un temps donné le «médicament» oxygène. Dans le caisson il y a de l’air à composition normale.

L’oxygène pur respiré passe dans le sang à travers les poumons. Les globules rouges, qui transportent l’oxygène dans les conditions de respiration normales, sont déjà presque saturés en oxygène et ne peuvent pas se charger beaucoup plus de ce gaz. Mais, du fait de la surpression dans le caisson, l’oxygène va se dissoudre dans le liquide sanguin, un peu comme le gaz carbonique se dissout dans l’eau gazeuse.

Grâce à l’oxygénothérapie hyperbare, on atteint des taux qui vont jusqu’à 7% d’oxygène dans le sang, ce qui est 20 fois plus élevé que dans les conditions habituelles.

Ceci explique que des tissus corporels qui, du fait de leur situation en fin de vascularisation sont mal irrigués, vont être à nouveau oxygénés et vont pouvoir se régénérer.

Les effets de l’oxygénothérapie hyperbare reposent sur des lois physiques et biologiques. C’est un traitement médical reposant sur des bases scientifiques – à ne pas confondre avec certaines médecines douces telles que l’ozone ou l’oxygénothérapie normobare.

 Risques

L’oxygénothérapie hyperbare a très peu d’effets secondaires et présente peu de risques.

Sans la situation de surpression qui règne dans le caisson, l’oxygène ne pourrait pas développer ses effets thérapeutiques.

Vous pouvez être exposés à la surpression sans craindre de subir des effets secondaires.

Tous les risques et toutes les contre-indications éventuels sont soigneusement évalués avant le début du traitement. D’ailleurs tous nos collaborateurs sont régulièrement exposés à cette surpression sans ressentir d’effets négatifs. Les plongeurs connaissent bien cela puisque à une profondeur de 15 mètres sous l’eau on est exposé à une surpression de 1,5 bars.

Pour atteindre la surpression désirée il vous faudra effectuer les manœuvres de compensation (équilibrage des oreilles).

Lors de la première séance vous serez toujours accompagnés, et si besoin en était, lors des séances suivantes.

Toute thérapie efficace s’accompagne d’un risque, si minime soit-il. Les très rares effets secondaires que sont les barotraumatismes, les traumatismes pulmonaires et les convulsions dues à l’oxygène peuvent être évitées grâce à la qualité de notre travail d’une part, une information et un examen médical préalable complets d’autre part.

Contre-indications

Épilepsie, infection virale aiguë, pneumothorax ou emphysème bulleux, spérocytose congénitale (Maladie de Minkowski-Chauffard), épisode fébrile, névrite optique, états psychiatriques aigus, grossesse, bronchopathie chronique obstructive, obstruction tubaire, infection des voies respiratoires supérieures avec obstruction nasale, chirurgie thoracique (contre-indication relative).

L’innocuité de cette thérapie a été confirmée par des milliers de traitements individuels en RFA et dans le monde entier.

 

 

 

 

 

 


Druckkammerzentrum Freiburg GmbH am St. Josefskrankenhaus – Ärztehaus • Habsburgerstr. 116 • D-79104 Freiburg
Téléphone: 0049 761/38 20 18 • Téléfax: 0049 761/38 20 19
Service de garde téléphonique: 0049 170/20 26 111

 

 

L’Oxygénothérapie Hyperbare – ses indications

Troubles de lÂ’oreille interne

•

Surdité brusque avec ou sans acouphènes

•

Traumatisme sonore

•

Acouphènes

Domaines thérapeutiques classiques

•

Accidents de plongée (maladie de décompression)

Type 1:

douleurs articulaires et/ou musculaires, érythème, démangeaisons, oedèmes.

Type 2:

troubles du système nerveux central, touchant par exemple l’appareil locomoteur (paralysie); atteinte de l’oreille interne; troubles cardiaques; troubles visuels; troubles respiratoires.

Accident de surpression pulmonaire,

 

par exemple douleurs dans la poitrine, paralysie, troubles respiratoires majeurs.

•

 

Gangrène gazeuse

•

 

Embolie gazeuse

•

 

Intoxication au monoxyde de carbone

Indications chirurgicales

•

Plaies chroniques: pied diabétique, plaies chroniques après irradiation

•

Maladie osseuse: ostéite, ostéomyélite chronique, nécrose osseuse aseptique, par exemple ostéonécrose de la tête fémorale, Morbus Ahlbäck

•

Les greffons compromis

•

Crush syndrome (syndrome d’écrasement). Contusion, blessure des sportifs.

•

Troubles tardifs après irradiation: os, tissus mous, cystite post irradiation.

•

Brûlures accidentelles.

Domaines de recherche

•

Maladie de Lyme

•

Migraines

•

Accident vasculaire cérébral

Résumé

Cette courte information explique les différentes possibilités de traitement par Oxygénothérapie Hyperbare (OHB). Ce traitement offre une chance réelle et supplémentaire pour les maladies suivantes:

• Surdité brusque, avec ou sans Acouphènes

• Traumatisme sonore

• Problèmes de Cicatrisation de certaines plaies

• Morbus Ahlbäck et Sautres.

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FICHES TECHNIQUES PREMIERS SECOURS

 

GESTE N° :          01           THEME : Traction par les chevilles 

 

QUAND ?

En présence d’une victime allongée sur terrain plat avec un danger réel, vital, immédiat et non contrôlable, dont elle ne peut se soustraire seule.

 

COMMENT ?                                                                      POURQUOI ?

 

SÂ’accroupir au niveau des chevilles et les              Pour utiliser ses jambes dans la traction ;

saisir fermement en les entourant de                            Afin de soustraire la victime du danger

ses mains                                                                                             

                                                                                                             

Monter les chevilles de la victime                                Pour prĂ©server le dos de la victime

Ă  hauteur des genoux du sauveteur

 

Tirer la victime dans lÂ’axe du corps                             Afin de conserver lÂ’axe tĂŞte-cou-tronc de la victime, donc la protĂ©ger

JusquÂ’Ă  se trouver en lieu sĂ»r.                                             

 

GESTE N° :          1(bis)     THEME : Traction par les poignets

 

QUAND ?

En présence d’une victime allongée avec un danger réel, vital, immédiat et non contrôlable, dont elle ne peut se soustraire seule.

Et que lÂ’on ne peut pas tirer la victime par les chevilles (par exemple sur terrain accidentĂ© : escalier, trottoir Ă  franchir, . . ; ou position particulière de la victime).

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

SÂ’accroupir derrière la tĂŞte de la victime                               Afin de soustraire la victime du danger tout en protĂ©geant sa tĂŞte

                                                                                                             

Se redresser en utilisant les muscles des                               Pour prĂ©server le dos du sauveteur et dĂ©coller la tĂŞte de la victime

cuisses, dos droit                                                                   

Tirer la victime Ă  reculons jusquÂ’Ă  arriver                             Pour protĂ©ger le dos de la victime

en lieu sûr, en conservant l’axe

tĂŞte-cou-tronc de la victime

 

GESTE N° :          02           THEME : Tapes dans dos chez lÂ’adulte 

 

QUAND ?

En présence d’une personne consciente qui ne parle pas, qui ne tousse pas, bouche ouverte, portant les mains à sa gorge, faisant des efforts pour respirer après avoir avalé de travers . . . (personne qui s’étouffe - Obstruction Totale des voies aériennes-)

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Le sauveteur se place sur le cĂ´tĂ© la victime                   Pour appliquer jusquÂ’Ă  5 claques et contrĂ´ler ce qui peut sortir

et lĂ©gèrement en arrière                                                         de la bouche de la victime

 

Soutenir son thorax avec une main et la                               Pour retenir le corps de la victime (plan dur) et permettre dÂ’expulser

pencher en avant                                                                  le corps Ă©tranger sans quÂ’il ne retourne dans les voies aĂ©riennes

 

Lui donner 5 claques vigoureuses dans le                            Pour provoquer un mouvement de toux, dĂ©bloquer et expulser le

dos, entre les deux omoplates, avec le                                 corps Ă©tranger obstruant les voies aĂ©riennes

plat de lÂ’autre main ouverte                                 

                                                                             

ArrĂŞter les claques dans le dos dès la                   

désobstruction obtenue

 

GESTE N° :          03           THEME : Compressions abdominales/adulte 

 

QUAND ?

En présence d’une personne consciente qui ne parle pas, qui ne tousse pas, bouche ouverte, portant les mains à sa gorge, faisant des efforts pour respirer après avoir avalé de travers . . . (personne qui s’étouffe - Obstruction Totale et Brutale des voies aériennes-) et dont les claques dans le dos n’ont pas été efficaces pour désobstruer les voies aériennes.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Le sauveteur se place derrière la victime,                             Pour effectuer la manÂśuvre de Heimlich.

contre son dos, passe ses bras sous ceux                             Pour former un plan dur.

de la victime, met son poing fermé et

horizontal dos vers le ciel au-dessus du                              Pour Ă©carter les coudes et Ă©viter dÂ’appuyer sur

nombril de la victime, au creux de                                       les cĂ´tes au risque de les casser.

lÂ’estomac, sous le sternum (sur la partie

supérieure de son abdomen).

 

LÂ’autre main se place sur la première.                                Pour Ă©quilibrer les forces de compression.

                                                                                                             

Les avant-bras du sauveteur doivent ĂŞtre                           Pour Ă©viter de briser les cĂ´tes de la victime.

détachés du tronc de la victime.

 

SÂ’assurer que la victime est bien penchĂ©e                          Pour que lÂ’obstacle dĂ©gagĂ© sorte de la bouche plutĂ´t que de retourner

en avant.                                                                             dans les voies.

 

La victime plaquĂ©e contre lui, le                                        Pour comprimer lÂ’air contenu dans les poumons

sauveteur exerce une forte pression en .                            La sur-pression permet dÂ’expulser le corps Ă©tranger comme le

tirant vers soi et vers le haut (en forme de                         bouchon dÂ’une bouteille en plastique sur laquelle on appuie

 Â« virgule Â»), puissante mais sans brutalitĂ©                                                                                  Â« piston Â».

                                                                                          Eviter dÂ’ĂŞtre trop brutal pour ne pas crĂ©er de lĂ©sions internes graves   

                                                                                           sur la victime.

La manÂśuvre doit ĂŞtre rĂ©pĂ©tĂ©e jusquÂ’Ă  5             

coups successifs si le corps étranger ne

sort pas. Il peut ĂŞtre restĂ© dans la bouche,                      Il ne faut pas que la victime sÂ’Ă©touffe Ă  nouveau avec ce corps Ă©tranger.

le rechercher et le retirer avec les doigts,

avec prudence.

 

ContrĂ´ler la ventilation et la dĂ©sobstruction                     Pour savoir si on recommence les claques . . .

 

GESTE N° :          04           THEME : Tapes dans le dos / nourrisson  

 

QUAND ?

En prĂ©sence dÂ’un nourrisson (moins de . . ans) conscient qui ne parle pas, qui ne tousse pas, bouche ouverte, pâle voire « bleu Â», faisant des efforts pour respirer après avoir avalĂ© de travers ou avoir avalĂ© un petit objet . . (personne qui sÂ’Ă©touffe -Obstruction Totale et Brutale des voies aĂ©riennes-).

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

                                                              

Coucher le nourrisson tĂŞte penchĂ©e                                    Pour faciliter la sortie du corps Ă©tranger

en avant, Ă  califourchon sur lÂ’avant-bras                            Pour quÂ’il soit plus stable et sur un plan dur

                                                                                                             

Placer les doigts (index et majeur en « V Â»)                        Pour maintenir sa tĂŞte

de part et d’autre de sa bouche, en évitant

dÂ’appuyer sur sa gorge

 

Lui donner 5 claques sans Ă©lan dans le                                Pour provoquer un mouvement de toux, dĂ©bloquer et expulser le

dos, entre les deux omoplates, avec le                                 corps Ă©tranger obstruant les voies aĂ©riennes

plat de lÂ’autre main ouverte                                                                                                               

ArrĂŞter les claques dans le dos dès la                   

désobstruction obtenue

 

VĂ©rifier au terme des 5 tapes si le corps                              Pour Ă©viter que ce corps Ă©tranger ne retourneau fond sÂ’il a Ă©tĂ©

Ă©tranger nÂ’est pas au fond de la gorge                                  dĂ©bloquĂ© ou expulsĂ©.

du nourrisson

 

Si cette manÂśuvre nÂ’est pas efficace, procĂ©der comme suit : fiche n°5 (voire compressions thoraciques)

 

GESTE N° :          05           THEME : Compressions thoraciques/nourrisson

 

QUAND ?

En prĂ©sence dÂ’un nourrisson (moins de . . ans) conscient qui ne parle pas, qui ne tousse pas, bouche ouverte, pâle voire « bleu Â», faisant des efforts pour respirer après avoir avalĂ© de travers ou avoir avalĂ© un petit objet . . (personne qui sÂ’Ă©touffe - Obstruction Totale et Brutale des voies aĂ©riennes-) et dont les claques dans le dos nÂ’ont pas Ă©tĂ© efficaces pour dĂ©sobstruer les voies aĂ©riennes.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

La manœuvre de HEIMLICH ne doit pas être réalisée chez le nourrisson car elle provoquerait de graves lésions au foie du bébé.

 

Après avoir rĂ©alisĂ© 5 tapes dans le dos du           

bébé inefficaces et avoir contrôlé s’il n’y

avait rien au fond de sa gorge, placer 

lÂ’avant-bras libre contre le dos du bĂ©bĂ© et                           Pour prĂ©parer son retournement

la main sur sa tĂŞte                                                                Pour tenir sa tĂŞte   

 

Le nourrisson est alors entre les deux                                  Pour bien le tenir

avant-bras et les deux mains. Le retourner

sur le dos tout en le maintenant fermement

 

LÂ’allonger tĂŞte basse sur lÂ’avant-bras et la                           Pour faciliter la sortie du corps Ă©tranger etĂ©viter quÂ’il ne retourne

cuisse                                                                                   au fond de la gorge

                                                                                             Pour quÂ’il repose sur un plan dur

SÂ’assurer quÂ’il nÂ’y ait rien au fond de la

gorge du bébé

 

RepĂ©rer la ligne mammelonaire et pointer                           Pour situer la zone de compression au-dessus du coeur

le milieu de la poitrine (sur le sternum),                            

placer deux doigts sous ce repère puis

enlever le premier « doigt repère Â»

 

Effectuer 5 compressions avec deux doigts                         Pour comprimer lÂ’air contenu dans    poumons

sur la partie sup. de la moitiĂ© inf.                                        Car thorax souple

sur 2 Ă  3 cm de profondeur

 

Arrêter cette manœuvre dès désobstruction,

ou bien recommencer avec les tapes . . .

 

GESTE N° :          06           THEME : Compression manuelle directe

 

QUAND ?

En présence d’une plaie qui saigne abondamment, sans corps étranger à l’intérieur, sans présence de fracture, plus petite que la paume de la main du sauveteur et accessible.

 

COMMENT ?                                                                      POURQUOI ?

 

Observer lÂ’endroit qui saigne                                                 Il ne faut pas appuyer si on voit un corps Ă©tranger

abondamment                                                                                       

                                                              

Appuyer avec la paume de la main ou les                             La compression suffit Ă  arrĂŞter lÂ’Ă©coulement de sang dans la 

doigts immĂ©diatement directement sur                                  plupart des cas, ce qui Ă©vitelÂ’installation dÂ’une dĂ©tresse

lÂ’endroit qui saigne                                                                 circulatoire, en comprimant les vaisseaux qui saignent

 

Allonger la victime                                                                  Pour faciliter lÂ’accès du sang au cerveau

 

Faire alerter les secours par un tĂ©moin                                   Pour Ă©viter la reprise du saignement     

 

Surveiller lÂ’arrĂŞt du saignement jusquÂ’Ă                                   Pour Ă©viter lÂ’aggravation de la victime

lÂ’arrivĂ©e des secours                                             

 

Certaines localisations ne permettent pas            

de fixer facilement le tampon avec un lien

large (cou, thorax, abdomen . .).

Dans ce cas, la compression manuelle

doit ĂŞtre maintenue

Maintenir la compression jusqu’à l’arrivée des secours

 

Lorsque le saignement siège Ă  lÂ’extrĂ©mitĂ©                              Pour contribuer Ă  mieux arrĂŞter le saignement dÂ’un membre,

élever cette extrémité au-dessus du niveau du cœur

GESTE N° :          07           THEME : Relais par un tampon compressif

 

QUAND ?

Après avoir arrêté le saignement abondant par une compression manuelle et avoir allongé la victime

En particulier lorsque le sauveteur est seul et doit donner l’alerte, ou bien dans le cas d’une victime ayant plusieurs détresses, ou dans le cas de plusieurs victimes.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

RĂ©aliser un tampon dont la taille est                                     Le tampon permettra au sauveteur dÂ’aller  alerter les secours en

supĂ©rieure Ă  celle de la zone qui saigne,                                absence de tĂ©moin puisde surveiller les fonctions vitales de la

par exemple avec un torchon ou un                                      victime

mouchoir propre, tissu . . . propre       

 

Se munir dÂ’un lien large et non Ă©lastique                              Le lien large permet de maintenir le tissu comprimĂ© sur la zone qui

tel quÂ’une cravate, un foulard, une                                       saigne

Ă©charpe, . . faisant au moins 2 tours                                    

 

Glisser progressivement et rapidement le                            Lors du remplacement de la main qui appuie sur le tampon, il faut

tampon Ă  la place de la main qui appuie                               faire en sorte de ne pas relâcher la compression

sur la zone qui saigne                                                           

 

Glisser le lien large jusquÂ’Ă  le placer au                                Le tampon doit ĂŞtre maintenu fermement et efficacement sur

niveau du tampon. Entourer la totalitĂ© de                            lÂ’endroit qui saigne.

la zone qui saigne avec le lien en                                          Toutefois, il ne faut pas serrer excessivement pour ne pas

dĂ©bordant de chaque cĂ´tĂ©.                                                     arrĂŞter lÂ’Ă©coulement du sang dans le membre

Ramener les extrĂ©mitĂ©s du lien au milieu              

du tampon et terminer par des nÂśuds

simples

 

Certaines localisations ne permettent pas            

de fixer facilement le tampon avec un lien

large (cou, thorax, abdomen . .).

Dans ce cas, la compression manuelle

doit ĂŞtre maintenue

 

Maintenir la compression jusquÂ’Ă 

l’arrivée des secours

 

GESTE N° :          08           THEME : Position dÂ’attente, jambes surĂ©levĂ©es

 

QUAND ?

Après avoir arrêté le saignement abondant.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

Surveiller la zone du saignement                                           Pour vĂ©rifier lÂ’arrĂŞt du saignement

 

Si la perte de sang a Ă©tĂ© importante, relever         

ou faire relever la ou les jambes non                                      Pour faire affluer le sang vers le cerveau, ce qui Ă©vite

blessĂ©es de la victime, en sÂ’aidant dÂ’une                                lÂ’installation dÂ’une dĂ©tresse circulatoire

chaise, dÂ’une caisse, de couverture . . .                                   

Le sauveteur peut aussi se placer en                    

trépied au niveau de la victime et les poser

sur sa propre cuisse. Lorsque les jambes                               Pour Ă©viter de dĂ©samorcer la « pompe Â»

sont relevées, il ne faut jamais les

abaisser ensuite.

Si la perte de sang est peu importante,

il faut éviter de le faire car cela

complique le relevage et le transport

de la victime, qui devra rester jambes

relevées jusqu’à l’hôpital

 

Regarder la coloration de la victime                                        La pâleur indique une dĂ©tresse circulatoire

 

Surveiller la conscience                                                           En cas de perte de conscience, si la PLS est impossible, il faut

                                                                                                assurer la libĂ©ration des voies aĂ©riennes

 

Surveiller la ventilation

 

Ne pas donner Ă  boire                                                             Il est impossible de boire en position allongĂ©e.

                                                                                                De plus, il faut Ă©viter la prĂ©sence de liquide dans lÂ’estomac de la

                                                                                                victime pour faciliter sa prise en charge mĂ©dicale 

 

GESTE N° :          09           THEME : Point de compression au bras

 

QUAND ?

Pour une hémorragie du membre supérieur

Si la compression manuelle est impossible (fracture ouverte, plaie inaccessible, corps étranger, plaie sur main du sauveteur, sauveteur seul devant alerter) ou inefficace.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

                                                                                              Regarder la zone qui saigne

                                                                                              Pour constater quÂ’une simple compression manuelle ne serait  pas 

                                                                                              suffisante ou impossible

Allonger la victime sur le sol                                                 Pour rĂ©aliser la compression distance sur un plan dur qui permettra

                                                                                              dÂ’arrĂŞter lÂ’hĂ©morragie et dÂ’Ă©viter lÂ’installation dÂ’une dĂ©tresse

                                                                                              circulatoire

 

Le sauveteur empaume le bras de la                                      Pour venir appuyer sur lÂ’artère humĂ©rale, entre la plaie et le cÂśur,

victime du cĂ´tĂ© de la plaie qui saigne, le                                ce qui arrĂŞte la circulation

pouce sur la face interne du bras qui

appuie en direction de lÂ’os.

 

Il effectue une lĂ©gère rotation                                                 Pour venir coincer lÂ’artère contre lÂ’os du bras, la sentir et la

perpendiculaire Ă  lÂ’axe du bras                                               comprimer sans quÂ’elle ne roule sur lÂ’os

                                                                                                             

Le pouce appuie sur lÂ’artère et la main                            pour permettre un appui confortable  et efficace sans trop

appuie le bras contre le sol (plan dur)                              fatiguer

 

Le sauveteur fait alerter les secours                                       Pour que les secours prennent le relais

médicalisés par un témoin ou les appelle

avec son téléphone portable

 

Ne jamais relâcher la compression                                         Pour Ă©viter une reprise du saignement

Ă  distance, sauf si un garrot est mis en place

 

GESTE N° :          10           THEME : Point de compression Ă  lÂ’aine

 

QUAND ?

Pour une hémorragie du membre inférieur

Si la compression manuelle est impossible (fracture ouverte, plaie inaccessible, corps étranger, plaie sur main du sauveteur, sauveteur seul devant alerter) ou inefficace.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

                                                                                              Regarder la zone qui saigne

                                                                                              Pour constater quÂ’une simple compression manuelle ne serait pas

                                                                                              suffisante

 

Allonger la victime sur le sol                                                 Pour rĂ©aliser la compression distance sur un plan dur qui permettra

                                                                                              dÂ’arrĂŞter lÂ’hĂ©morragie et dÂ’Ă©viter lÂ’installation dÂ’une dĂ©tresse

                                                                                              circulatoire

 

Le sauveteur sÂ’agenouille au niveau du                          La main restant libre du cĂ´tĂ© des pieds de la victime permet

bassin de la victime, du cĂ´tĂ© oĂą se trouve                        la surveillance visuelle,  lÂ’accès Ă  la zone qui saigne et de se 

lÂ’hĂ©morragie. Il appuie avec son poing                            protĂ©ger si la jambe venait Ă  se lever par rĂ©flexe

fermĂ© se trouvant du cĂ´tĂ© de la tĂŞte de la                       

victime, le bras tendu , lÂ’Ă©paule Ă  lÂ’aplomb,                   LÂ’appui permet lÂ’arrĂŞt de la circulation danslÂ’artère

Ă  la moitiĂ© du pli de lÂ’aine                                                 principale (fĂ©morale) entre la zone  qui saigne et le cÂśur

                                                                                              

                                                                                                             

 

Le sauveteur fait alerter les secours                                       Pour que les secours prennent le relais

médicalisés par un témoin ou les appelle

avec son téléphone portable

 

Ne jamais relâcher la compression                                         Pour Ă©viter une reprise du saignement

Ă  distance, sauf si un garrot est mis

en place

 

GESTE N° :          11           THEME : Point de compression au cou

 

QUAND ?

En cas d’hémorragie au cou, lorsque la compression locale est impossible ou inefficace (principalement en cas de section de l’artère carotide).

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

                                                                                              Regarder la zone qui saigne 

                                                                                              Pour constater quÂ’une simple compression manuelle est impossible

 

Allonger la victime sur le sol                                               Pour rĂ©aliser la compression distance sur un plan dur qui permettra

                                                                                             dÂ’arrĂŞter lÂ’hĂ©morragie et dÂ’Ă©viter lÂ’installation dÂ’une dĂ©tresse

                                                                                             circulatoire en quelques secondes

 

Le sauveteur sÂ’agenouille au niveau de la

tête de la victime, sur le côté, au niveau

des épaules, faisant face au côté du cou où

se trouve l’hémorragie.

 

Il appuie le pouce de sa main se trouvant                     Pour arrĂŞter la circulation par la compression de lÂ’artère

du cĂ´tĂ© de la tĂŞte de la victime, Ă  la base                      carotide primitive entre le pouce du sauveteur et les

du cou, contre les vertèbres, sans Ă©craser                     vertèbres cervicales sur le cĂ´tĂ© du larynx de la victime

la trachĂ©e.                                                                         

 

Les autres doigts de sa main se placent                        Pour former un plan dur

sous le cou et prennent appui derrière.

 

Le coude du bras qui appuie repose sur le                          Pour permettre un appui confortable et efficace jusquÂ’Ă  lÂ’arrivĂ©e 

genoux du sauveteur                                                            des secours

 

Le sauveteur fait alerter les secours                                     Pour que les secours prennent le relais

médicalisés par un témoin ou les appelle

avec son téléphone portable

 

Ne jamais relâcher la compression                                       Pour Ă©viter une reprise du saignement

Ă  distance.

Ne jamais poser un garrot au cou                                         Pour ne pas tuer la victime ! !

 

GESTE N° :          12           THEME : Pose dÂ’un garrot

 

QUAND ?

Après avoir arrêté le saignement abondant par une compression à distance aux membres supérieur et inférieur

Le sauveteur, isolé, ne peut faire alerter les secours par un témoin

La compression Ă  distance est inefficace et le sang continuer de couler

Le sauveteur est en présence de plusieurs victimes

Le sauveteur est en présence de plusieurs détresses vitales sur la même victime

Le point de compression est impossible à réaliser du fait de la position de la victime

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Le garrot doit ĂŞtre fait que sÂ’il nÂ’y a pas               En raison du risque dÂ’amputation du membre

dÂ’autre option, Ă  la place dÂ’un point de                et dÂ’accident de levĂ©e de garrot.

compression du bras ou de la cuisse                    

CARACTERE EXCEPTIONNEL

 

Si lÂ’hĂ©morragie est au membre supĂ©rieur,              Le garrot doit ĂŞtre placĂ© sur lÂ’humĂ©rus afin

le garrot doit ĂŞtre placĂ© sur le bras                        dÂ’arrĂŞter la circulation dans le membre. Cela

(au dessus du coude), entre le                                               nÂ’est pas possible sur lÂ’avant-bras.

saignement et lÂ’aisselle.

Si lÂ’hĂ©morragie est au membre infĂ©rieur,               Le garrot doit ĂŞtre placĂ© sur le fĂ©mur afin

le garrot doit ĂŞtre placĂ© sur la cuisse                     dÂ’arrĂŞter la circulation dans le membre. Cela

(au dessus du genoux), entre le                                             nÂ’est pas possible sur la jambe.

saignement et lÂ’aine.

 

Le GARROT doit être placé entre la zone qui saigne et le cœur.

 

Sans lâcher le point de compression, le                 Pour Ă©viter le saignement

sauveteur se procure un lien large et non              Pour Ă©viter un cisaillement du membre

élastique(écharpe, cravate, foulard . .

– jamais avec une ficelle -).

Il double le lien avec un brin plus long

que lÂ’autre(2/3 ; 1/3) et le glisse sous le

membre Ă  lÂ’endroit du garrot.

 

Il coince le petit brin sous un genou et

passe le grand de l’autre côté à l’intérieur

du membre.                           

 

GESTE N° :          12           THEME : GARROT (suite)

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Il serre le grand brin dans la boucle en la               Le serrage du garrot arrĂŞte la circulation

faisant tourner. LorsquÂ’il est serrĂ©, il lâche           sanguine et relaye ainsi la compression Ă 

le point de compression et rĂ©alise deux                 distance qui peut ĂŞtre relâchĂ©e.

nÂśuds sur le dessus avec les deux brins.

 

Noter lÂ’heure de pose (00h00 Ă  24h59)                Pour le mĂ©decin

sur la victime de façon claire et visible

 

Alerter les secours                                                                Pour relayer le secouriste

 

Ne jamais recouvrir ou desserrer le garrot                                             Pour laisser le garrot visible et Ă©viter la reprise du saignement. De plus, dans la partie du membre oĂą la circulation est arrĂŞtĂ©e, le mĂ©tabolisme provoque lÂ’accumulation de dĂ©chets en grande quantitĂ©. Si le garrot est relâchĂ©, ces dĂ©chets sont Ă©vacuĂ©s dans la circulation et provoquent de graves troubles voire la mort.

 

Seul un médecin est autorisé à

enlever un garrot    

 

 

 

 

GESTE N° :          13           THEME :  Compression de narine qui saigne

 

QUAND ?

Lors d’un écoulement de sang visible (spontané ou suite à un coup) par une des narines.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Laisser la victime assise, jambes Ă©cartĂ©es,             Pour quÂ’elle nÂ’avale pas son sang.

tĂŞte penchĂ©e en avant. Ne pas lÂ’allonger               Pour ne pas sÂ’en mettre sur les jambes.

pour Ă©viter quÂ’elle  avale son sang.

 

Lui demander de comprimer avec son   Pour arrĂŞter le saignement de nez.

doigt la narine qui saigne,

pendant 10 minutes.

 

Si le saignement de nez ne s’arrête pas Pour une réponse adaptée.

ou se reproduit, lÂ’avis dÂ’un mĂ©decin                    

est nécessaire.

 

En cas de saignement de nez survenant                 Car le saignement peut ĂŞtre dÂ’origine

après une chute ou un coup, alerter les                 interne, avec traumatisme crânien ! !

secours mĂ©dicalisĂ©s, surveiller                                             

la conscience.

 

GESTE N° :          14           THEME : ApprĂ©cier la conscience

 

QUAND ?

En présence d’une victime inanimée, le plus souvent allongée sur le dos

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

SÂ’accroupir au niveau du bassin de la    Pour Ă©valuer la conscience de la victime

Victime

 

Poser une question simple :                                  Pour stimuler la victime

-          Comment ça va ?

-          Vous mÂ’entendez ?

-          QuÂ’est-ce qui vous arrive ?

 

Mettre les mains dans celles de la victime            Pour vĂ©rifier si la victime est capable de serrer

Lui demander : « Si vous mÂ’entendez,   les mains, ce qui indique quÂ’elle est

Serrez-moi les mains Â» « ouvrez les                      consciente et quÂ’elle nÂ’est pas paralysĂ©e

Yeux Â»

 

Si la victime ne répond pas ou ne réagit

pas, n’obéit pas aux ordres et ne bouge

pas, elle est INCONSCIENTE

 

Appeler alors Ă  lÂ’aide                                                            Pour quÂ’un tĂ©moin vienne aider Ă  passer

                                                                                                              lÂ’alerte, baliser, . . .

 

GESTE N° :          15           THEME : LibĂ©ration des voies aĂ©riennes 

 

QUAND ?

Après avoir vérifier la conscience et appelé à l’aide

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

                                                                                                              Pour libĂ©rer le passage de lÂ’air dans les                                                                                                               poumons

 

Desserrer col, cravate, ceinture, chemise               Pour faciliter la respiration

si nécessaire

 

SÂ’agenouiller au niveau de la tĂŞte                           Pour accĂ©der aux voies aĂ©riennes supĂ©rieures

                                                                                                             de la victime

 

Poser la main du côté tête à plat sur le Pour appuyer vers le bas et incliner la tête en

front de la victime ; poser lÂ’index et le arrière

majeur de la main cĂ´tĂ© des pieds sous le               Pour Ă©lever le menton et le faire avancer

menton, sur lÂ’os et non dans le creux ;

le pouce peut être placé sur le menton

en pince « prise pistolet Â» .

 

Basculer prudemment la tĂŞte de la victime            Chez la victime inconsciente, la perte de tonus

en arrière avec la main sur le front et tout             musculaire peut faire tomber la langue au fond

en Ă©levant le menton avec lÂ’index et le   de la gorge. La bascule de la tĂŞte en arrière

majeur                                                                                   permet de faire remonter la langue et

                                                                                                              dÂ’amĂ©nager ainsi un espace au fond de la

                                                                                                              gorge permettant le passage de lÂ’air.

                                                                                                              LÂ’Ă©lĂ©vation du menton permet dÂ’orienter

                                                                                                              lÂ’Ă©piglotte de la victime dans une position

                                                                                                              favorable au passage de lÂ’air vers les poumons

 

GESTE N° :          16           THEME : DĂ©sencombrer au doigt

 

QUAND ?

Après la bascule de la tête en arrière

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Ouvrir la bouche de la victime avec la   Pour garder la tĂŞte de la victime en arrière

main qui tient le menton et en maintenant

la main sur le front

 

Retirer tout corps Ă©tranger visible Ă                       Pour permettre le passage de lÂ’air en direction

lÂ’intĂ©rieur de la bouche de la victime                     des poumons

avec la main qui était sur le front, y

compris les prothèses dentaires

décrochées sans toucher à celles qui

sont restées en place

 

sÂ’il y a des liquides au fond de la gorge,                Pour imbiber le mouchoir et absorbe les

entourer ses deux doigts dÂ’un mouchoir                liquides (sang, salive, liquide stomacal . .)

 

GESTE N° :          17           THEME :  ApprĂ©cier la respiration

 

QUAND ?

Après avoir libéré les voies aériennes et avoir désobstrué si nécessaire.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Rester agenouillé au niveau de la tête

 

Le sauveteur se penche au-dessus de la                Le sauveteur cherche Ă  entendre le souffle et

victime en plaçant oreille et joue près de              les bruits (sifflements, gargouillements..) de la

la bouche et du nez de la victime, tout en             respiration, tout en sentant lÂ’air sur sa joue et

regardant en direction des pieds                            en observant les mouvements du thorax et de

de la victime (thorax et abdomen).                        lÂ’abdomen.

 

Il Ă©coute, observe et sent sur sa joue les               Pour ĂŞtre certain de la prĂ©sence ou de

mouvements ventilatoires pendant au                   lÂ’absence de respiration.

moins 5-6 secondes jusquÂ’Ă  10 secondes

maximum.

 

Si la victime respire, un souffle est perçu, et/ou un bruit entendu, et/ou le ventre et/ou la poitrine de la victime se soulève pendant les 10 seconde que dure cette recherche. Placer alors cette victime inconsciente en PLS, puis alerter les secours et revenir protéger et contrôler la victime.

 

Si la victime ne respire pas, aucun souffle n’est perçu, aucun bruit n’est entendu, ni le ventre et ni la poitrine de la victime ne se soulève pendant les 10 seconde que dure cette recherche. Passer le message d’alerte au témoin . . . et faire deux insufflations, re-contrôler la respiration et faire les gestes qui s’imposent alors.

 

GESTE N° :          18           THEME : Mettre en PLS

 

QUAND ?

En présence d’une victime qui ne saigne, inconsciente et qui ventile.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

La victime doit ĂŞtre placĂ© sur le cĂ´tĂ© par le sauveteur, selon les principes suivants :

-          le retournement de la victime sur le cĂ´tĂ© doit limiter au maximum les mouvements de la colonne cervicale

-          mettre la victime dans une position la plus latĂ©rale possible pour Ă©viter la chute de la langue en arrière, et permettre lÂ’Ă©coulement des liquides vers lÂ’extĂ©rieur

-          la position doit ĂŞtre stable

-          toute compression de la poitrine qui peut limiter les mouvements respiratoires est Ă©vitĂ©e

-          la surveillance de la victime et lÂ’accès aux voies aĂ©riennes sont possibles

 

LE DANGER DE DETRESSE RESPIRATOIRE PRIME SUR LÂ’EVENTUELLE AGGRAVATION DÂ’UNE LESION TRAUMATIQUE LORS DE LA MISE EN PLS.

 

Le sauveteur se place Ă  genoux                              Pour rĂ©aliser la PLS sans Ă -coup qui pourrait

au niveau du thorax de la victime                          aggraver les lĂ©sions de la victime.

 

PrĂ©parer le retournement en retirant les               

lunettes de la victime si elle en porte,

en sÂ’assurant que ses membres infĂ©rieurs             Si ce nÂ’est pas le cas, les rapprocher

sont allongĂ©s cĂ´te Ă  cĂ´te.                                       dĂ©licatement lÂ’un de lÂ’autre, dans lÂ’axe du

                                                                                                              corps de la victime, par traction, pour anticiper

                                                                                                              le retournement ultĂ©rieur et la position finale

 

Il saisit le poignet de la victime de son Cette position du bras évite l’arrêt de la

cĂ´tĂ© et place ce bras Ă  angle droit de son               circulation dans le bras par compression des

corps, plie ensuite son coude tout en                    vaisseaux, et Ă©vite la compression des nerfs

gardant la paume de sa main tournĂ©e                     après le retournement.

vers le haut.

 

Suite . . .

 

GESTE N° :          18           THEME : Mettre en PLS (suite 1)

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Le sauveteur se place ensuite à genoux Pour former un coussinet de façon à

ou en trĂ©pied Ă  cĂ´tĂ© de la victime, et vient            accompagner le mouvement de la tĂŞte et de

saisir le poignet du bras opposĂ© de la                   diminuer la flexion et la rotation de la colonne

victime, place ensuite sa main cĂ´tĂ© tĂŞte de            cervicale (ce qui pourrait aggraver un

la victime Ă  plat contre celle de la victime,            traumatisme Ă©ventuel).

puis vient placer le dos de cette main de la

victime contre son oreille, côté sauveteur.

 

Maintenir la main de la victime pressĂ©e                Pour maintenir lÂ’axe tĂŞte-cou-tronc de la

contre son oreille, paume contre paume.               victime pendant le retournement.

 

Avec lÂ’autre main, attraper la jambe                     Pour utiliser ce genou levĂ© comme « bras de

opposĂ©e au niveau du genoux, la relever               levier Â» pour le retournement, ce qui permet Ă 

tout en gardant le pied au sol.                                               un sauveteur de retourner celle-ci quelle que

                                                                                                              soit sa force physique.

 

Se positionner assez loin de la victime au             Pour pouvoir la tourner sur le cĂ´tĂ© sans avoir Ă  niveau du thorax.                                                                      se reculer.

 

Retourner la victime en tirant sur la                      Pour faire rouler la victime vers le sauveteur

jambe levĂ©e, sans brusquerie et en un                    jusquÂ’Ă  ce que le genou touche le sol.

seul temps.

 

Désengager doucement la main qui est Pour ne pas entraîner sa main et éviter toute

sous la tĂŞte de la victime en maintenant                mobilisation de la tĂŞte.

le coude de celle-ci.

 

Stabiliser la victime en ajustant la jambe               Pour stabiliser la PLS. Le genou en butĂ©e au

situĂ©e au-dessus de telle sorte que la                     sol est le second point dÂ’appui.

hanche et le genou soient Ă  angle droit.

 

Ouvrir la bouche de la victime avec le   Pour permettre lÂ’Ă©coulement des liquides

pouce et lÂ’index dÂ’une main sans                          vers lÂ’extĂ©rieur.

mobiliser la tĂŞte.

 

Alerter les secours médicalisée (15) puis revenir auprès de la victime, la couvrir surtout au niveau du buste pour la protéger du froid et des intempéries, enfin contrôler les voies aériennes et les mouvements respiratoires.

 

GESTE N° :          18           THEME : Mettre en PLS (suite 2)

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

CAS PARTICULIERS / PLS

 

Devant un nourrisson ou un enfant qui ne réagit pas à la stimulation et qui respire normalement, le mettre en PLS comme l’adulte.

 

Devant une femme enceinte, la mettre en PLS sur le côté gauche pour éviter l’apparition d’une détresse par compression de certains vaisseaux de l’abdomen

 

Devant un traumatisé en cas de lésion thoracique, ou du membre inférieur ou du membre supérieur, le coucher sur le côté atteint autant que possible.

 

Devant une victime retrouvée couchée sur le ventre, compléter la liberté des voies aériennes, stabiliser la position de la victime et apprécier toutes les minutes la respiration.

 

GESTE N° :          19           THEME : Bouche Ă  bouche (adulte / enfant)

 

QUAND ?

En présence d’une victime qui ne saigne pas, ne parle pas et ne respire pas.

Les voies aériennes de la victime sont et restent libres. La bouche de la victime n’est pas cassée ou pleine de sang . . .

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Cette technique permet de suppléer la respiration défaillante de la victime en apportant de l’air à ses poumons, jusqu’à l’arrivée des secours. L’air rejeté par le sauveteur contient suffisamment d’oxygène.

 

Le sauveteur, après avoir constatĂ©                        Sa position permet un accès aisĂ© Ă  la bouche

lÂ’absence de respiration, reste en place                 de la victime.

Ă  la tĂŞte de la victime, Ă  genou.

 

Avec la main placĂ©e sur le front de la    Pour empĂŞcher toute fuite dÂ’air             par le       nez et     

victime, obstruer le nez de la victime                    pour maintenir la tĂŞte en arrière

entre le pouce et lÂ’index.

 

LÂ’autre main placĂ©e sous le menton                     

continue Ă  le soulever et ouvre lĂ©gèrement            Pour pouvoir souffler de lÂ’air.

sa bouche, en utilisant « la pince Â» 

constituée du pouce, placé sur le menton

et des deux autres doigts placés sous sa

pointe.

 

Après avoir inspirĂ© sans excès, appliquer             Pour Ă©viter toute fuite.

la bouche largement ouverte autour de

la bouche de la victime en appuyant

assez fortement.

 

Insuffler progressivement et lentement                 Pour que le volume de chaque insufflation

en 2 secondes jusquÂ’Ă  ce que la                             soit suffisant mais surtout pas excessif.

poitrine commence Ă  se soulever.                          Pour apporter de lÂ’air aux poumons et fournir

                                                                                                              lÂ’oxygène indispensable Ă  la survie de la victime.

                                                                                             

Si lÂ’insufflation est trop rapide ou trop forte, lÂ’air passe dans lÂ’estomac ; il y a alors un risque de retour gastrique qui endommagerait la trachĂ©e et serait dĂ©sagrĂ©able au sauveteur.

 

GESTE N° :          19           THEME : Bouche Ă  bouche (suite)

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Se redresser lĂ©gèrement et reprendre son              Pour voir si lÂ’air repasse dans lÂ’autre sens

souffle tout en regardant la poitrine de la              Pour constater lÂ’expiration passive de la

victime sÂ’affaisser.                                                victime, indiquant lÂ’efficacitĂ© de

                                                                                                              lÂ’insufflation.

 

Pratiquer une seconde insufflation.                       Pour complĂ©ter lÂ’apport dÂ’oxygène.

 

Re-contrĂ´ler la respiration                                    Pour savoir si elle reprend ou pas.

 

Si REACTION de la victime (toux, mouvements) et présence de ventilation, la placer en PLS . . . jusqu’au relais des secours.

 

Si REACTION de la victime (toux, mouvements) mais absence de ventilation, (le cÂśur fonctionne !), faire des insufflations (10 Ă  12) pendant 1 minute puis contrĂ´ler Ă  nouveau la respiration . . . jusquÂ’au relais des secours.

 

Si AUCUNE REACTION de la victime (pas de toux, pas de mouvement, pas de respiration = le cÂśur ne fonctionne pas ou est inefficace), pratiquer un Massage Cardiaque Externe (MCE) . . . jusquÂ’au relais des secours.

 

Certains dispositifs peuvent ĂŞtre interposer         Pour vaincre la rĂ©pulsion pouvant conduire Ă 

entre la bouche du sauveteur et le visage               ne pas pratiquer la ventilation artificielle, pour

de la victime                                                                          ne pas attraper de maladies . . .

 

 

EVITER DEUX ERREURS :

-          exĂ©cuter les mouvements selon une frĂ©quence trop rapide

-          rĂ©gler les mouvement sur sa propre respiration (car la frĂ©quence en est augmentĂ© par lÂ’effort et lÂ’Ă©motion).

 

PRATIQUER LA VENTILATION ARTIFICIELLE POSEMENT, REGULIEREMENT, EN MENAGEANT SES FORCES.

 

GESTE N° :          20           THEME : Bouche Ă  nez (adulte / enfant)

 

QUAND ?

En présence d’une victime qui ne saigne pas, ne parle pas et ne respire pas.

Lorsque le bouche à bouche est impossible (bouche trop grande, fracas de la mâchoire, blessures, brûlures, . . .) ou pas réalisable (à cause des convictions morales ou religieuses, à cause des risques d’infections,. . .).

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Cette technique permet de suppléer la respiration défaillante de la victime en apportant de l’air à ses poumons, jusqu’à l’arrivée des secours. L’air rejeté par le sauveteur contient suffisamment d’oxygène.

 

Le bouche à nez est d’une efficacité équivalente au bouche à bouche.

 

Après le contrĂ´le de la respiration, le                   Pour maintenir la libĂ©ration des voies

sauveteur maintient la tête basculée en aériennes.

arrière avec la main sur le front.

Le sauveteur est toujours agenouillé à

côté de la victime, près de son visage.

 

L’autre main soulève le menton

sans appuyer sur la gorge.

 

Tenir la bouche de la victime fermĂ©e en                Pour Ă©viter la sortie de lÂ’air par la bouche,

appliquant Ă  lÂ’aide du pouce la lèvre                     donc les fuites.

inférieure de la victime contre sa

lèvre supérieure.

 

Appliquer la bouche largement ouverte                Pour Ă©viter les fuites et avoir une meilleure

autour du nez de la victime, en appuyant             Ă©tanchĂ©itĂ©.

assez fortement.

 

Insuffler progressivement et lentement                 Pour que le volume de chaque insufflation

en 2 secondes jusquÂ’Ă  ce que la                             soit suffisant mais surtout pas excessif.

poitrine commence Ă  se soulever.                          Pour apporter de lÂ’air aux poumons et fournir

                                                                                                              lÂ’oxygène indispensable Ă  la survie de la                                                                                                                             victime.

 

Si lÂ’insufflation est trop rapide ou trop forte, lÂ’air passe dans lÂ’estomac ; il y a alors un risque de retour gastrique qui endommagerait la trachĂ©e et serait dĂ©sagrĂ©able au sauveteur.

 

Se redresser lĂ©gèrement et reprendre son              Pour voir si lÂ’air repasse dans lÂ’autre sens

souffle tout en regardant la poitrine de la              Pour constater lÂ’expiration passive de la

victime sÂ’affaisser.                                                victime, indiquant lÂ’efficacitĂ© de

                                                                                                              lÂ’insufflation.

 

Pratiquer une seconde insufflation.                       Pour complĂ©ter lÂ’apport dÂ’oxygène.

 

Re-contrĂ´ler la respiration                                    Pour savoir si elle reprend ou pas.

 

 

Si REACTION de la victime (toux, mouvements) et présence de ventilation, la placer en PLS . . . jusqu’au relais des secours.

 

Si REACTION de la victime (toux, mouvements) mais absence de ventilation, (le cÂśur fonctionne !), faire des insufflations (10 Ă  12) pendant 1 minute puis contrĂ´ler Ă  nouveau la respiration . . . jusquÂ’au relais des secours.

 

Si AUCUNE REACTION de la victime (pas de toux, pas de mouvement, pas de respiration = le cÂśur ne fonctionne pas ou est inefficace), pratiquer un Massage Cardiaque Externe (MCE) . . . jusquÂ’au relais des secours.

 

EVITER DEUX ERREURS :

-          exĂ©cuter les mouvements selon une frĂ©quence trop rapide

-          rĂ©gler les mouvement sur sa propre respiration (car la frĂ©quence en est augmentĂ© par lÂ’effort et lÂ’Ă©motion).

 

PRATIQUER LA VENTILATION ARTIFICIELLE POSEMENT, REGULIEREMENT, EN MENAGEANT SES FORCES.

 

 

 

GESTE N° :          21           THEME : Bouche Ă  bouche et nez (nourrisson)

 

QUAND ?

En présence d’un nourrisson (moins de . . . ans) qui ne saigne pas, qui est inconscient et ne ventile pas.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Cette technique permet de suppléer la respiration défaillante de la victime en apportant de l’air à ses poumons, jusqu’à l’arrivée des secours. L’air rejeté par le sauveteur contient suffisamment d’oxygène.

 

Chez le nourrisson, le « bouche Ă  bouche et nez Â» est la technique de ventilation artificielle quÂ’il faut rĂ©aliser.

 

 

Placer le nourrisson sur une table et le Pour réaliser la technique de ventilation sans

sauveteur sÂ’assoit sur une chaise Ă  cĂ´tĂ©                fatiguer et de façon efficace.

de lui.

                                                                                                             

Après avoir constatĂ© lÂ’absence de                         Le « bouche Ă  bouche et nez Â» est bien plus

ventilation, le sauveteur englobe avec sa               facile que dÂ’essayer de pincer le nez. De plus,

bouche la bouche et le nez du nourrisson.             Le nourrisson a une langue de grande taille et

                                                                                                              lÂ’air passe plus facilement par le nez.

 

Le sauveteur souffle le contenu de sa                    Car les poumons du nourrisson sont petits.

bouche seulement.

 

Il se relève lĂ©gèrement.                                                          Pour observer lÂ’abaissement de la poitrine du

                                                                                                              nourrisson.

 

Il rĂ©alise une deuxième insufflation . . .  Pour apporter davantage dÂ’air et dÂ’oxygène.

 

Le sauveteur vĂ©rifie la respiration ; sÂ’il ventile le nourrisson, contrĂ´le toutes les minutes.

 

La fréquence des insufflations est plus élevée (20/min) que chez l’adulte (12/min).

Les insufflations ont lieu toutes les trois secondes chez le nourrisson.

Le volume des insufflations est plus faible que chez lÂ’adulte pour voir la poitrine commencer Ă  se soulever.

 

GESTE N° :          22           THEME : Compressions thoraciques (adulte)

 

QUAND ?

Pour un adulte qui ne saigne pas, ne parle pas, ne respire pas et n’a pas de réaction après les deux insufflations

Après avoir fait alerter

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

La victime doit ĂŞtre placĂ© Ă  plat dos sur               Pour comprimer le cÂśur et les vaisseaux du

un plan dur (sol).                                                                  thorax entre ce plan dur et le sternum.

 

Se placer Ă  genoux auprès de la victime,                CÂ’est la meilleure position pour pouvoir

si possible Ă  cheval sur un des deux bras              masser et souffler sans changer de place.

Ă  la perpendiculaire.

 

Le genou du sauveteur du cĂ´tĂ© des pieds              Pour avoir un repère et ĂŞtre calĂ© près de la

de la victime prend place dans le creux victime, afin de pouvoir faire des compression

de lÂ’aisselle.                                                                                          bien verticales.

 

DĂ©nuder la poitrine de la victime en                      Pour bien repĂ©rer la zone sternale et ne pas

retirant les vĂŞtements.                                                           glisser sur les vĂŞtements pdt les compressions.

 

DĂ©terminer la zone dÂ’appui en plaçant un            Pour bien dĂ©terminer la longueur du sternum.

majeur dans le creux supérieur du sternum

(Ă  la base du cou) et lÂ’autre dans le creux

inférieur (en bas, où se rejoignent les côtes).

 

En délimiter la moitié avec les pouces. Le repérage est très important pour masser

Laisser en place sa main du cĂ´tĂ© de la tĂŞte            juste au-dessus du cÂśur et sans casser de cĂ´tes

de la victime et placer le « talon Â» de                    Ă  la victime. Le talon sert de zone dÂ’appui.

lÂ’autre main contre le pouce,

sur le sternum uniquement.

 

Placer ensuite lÂ’autre main par-dessus Pour ne pas appuyer sur les cĂ´tes.

et relever les doigts en les entrecroisant.

On peut aussi placer la seconde main Ă  plat

sur la première, mais en veillant à bien relever les doigts.

GESTE N° :          22           THEME : Compressions thoraciques (suite 1)

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Avancer ses Ă©paules Ă  lÂ’aplomb de la                    Pour rĂ©aliser des compressions verticales et

zone dÂ’appui.                                                                        non en direction des cĂ´tes, sans trop se

                                                                                                              fatiguer, en Ă©tant rĂ©gulier et afin de

                                                                                                              transmettre la force du dos au niveau de cette

                                                                                                              dÂ’appui.

 

Les coudes ne doivent pas ĂŞtre flĂ©chis,                 Pour avoir plus de force et pendant plus

les avant-bras sont bien tendus                                             longtemps.

 

Les bras sont verrouillĂ©s                                                       Pour garder les bras tendus et maintenir la

                                                                                                              Pression.

 

Pratiquer 15 compressions sternales                     Pour rĂ©aliser des compressions verticales et

successives, bras tendus, Ă©paules Ă  la                   de ce fait bien comprimer le cÂśur, donc

verticale, sans balancement.                                  chasser le sang oxygĂ©nĂ© dans lÂ’organisme et

                                                                                                              ainsi alimenter les diffĂ©rents organes.

 

La profondeur des massages doit ĂŞtre                   Pour comprimer rĂ©ellement le cÂśur, cÂ’est Ă 

de 4 Ă  5cm.                                                                                            dire quÂ’il se vide complètement.

Une compression supérieure à 5cm

risquerait de léser le muscle cardiaque.

 

Le relâchement doit ĂŞtre complet, total.                Pour que le cÂśur se remplisse Ă  nouveau

Ainsi le thorax reprend sa dimension                    de sang oxygĂ©nĂ© de manière passive.

initiale pour que l’efficacité des

compressions soit maximale.

Le temps de compression doit ĂŞtre Ă©gal                Rapport 50/50.

au temps de relâchement.

 

Entre deux compressions, les mains ne                 Pour ne pas sÂ’Ă©loigner de la zone dÂ’appui.

doivent pas quitter le contact du sternum.

 

La frĂ©quence des compressions                             Avec lÂ’interruption pour les deux insufflations

est de 100 / minute                                                cela correspond Ă  la frĂ©quence cardiaque dÂ’un

                                                                                                              adulte de 75 Ă  80 par minute.

 

Après avoir rĂ©alisĂ© 15 compressions,                   Pour apporter de lÂ’oxygène.

le sauveteur réalise 2 insufflations.

 

GESTE N° :          22           THEME : Compressions thoraciques (suite 2)

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Le rythme chez un adulte est de                           Pour assurer une circulation sanguine

15 compressions et 2 insufflations.                      artificielle de bonne qualitĂ©, en assurant un

La ventilation doit ĂŞtre efficace pour                    bon rapport entre lÂ’apport dÂ’O2 grâce Ă  la

apporter lÂ’oxygène en quantitĂ© suffisante.            ventilation artificielle efficace et la

Environ 10 insufflations/min                                 distribution dans lÂ’organisme de ce sang

                                                                                                              oxygĂ©nĂ©.

 

Toutes les minutes, le sauveteur contrĂ´le             Pour constater lÂ’Ă©ventuelle reprise du cÂśur . .

la fonction respiratoire.                                                         Il ne faut pas continuer Ă  masser si le cÂśur

(tous les 5 cycles).                                                                reprend spontanĂ©ment une activitĂ© normale.

 

Le sauveteur continue le massage jusquÂ’au           Seul un mĂ©decin dĂ©cide dÂ’interrompre une

relais des secours.                                                                 RCP.

 

Le passage des insufflations aux compressions et réciproquement doit être effectué aussi rapidement que possible, sous peine de diminuer l’efficacité de la RCP ainsi obtenue.

 

Après chaque insufflation, les deux mains seront placées au même endroit pour réaliser les compressions thoraciques sans nouvelle recherche systématique de la zone d’appui.

 

GESTE N° :          23           THEME : Compressions thoraciques (enfant)

 

QUAND ?

 Pour un jeune enfant de 1 Ă  8 ans qui ne saigne pas, ne parle pas et ne respire pas.

Après avoir passĂ© lÂ’alerte, soufflĂ© deux fois et contrĂ´lĂ© la respiration (absente !).

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

La victime doit ĂŞtre placĂ© Ă  plat dos sur               Pour comprimer le cÂśur et les vaisseaux du

un plan dur (sol).                                                                  thorax entre ce plan dur et le sternum.

 

Se placer Ă  genoux auprès de la victime,                CÂ’est la meilleure position pour pouvoir

si possible Ă  cheval sur un des deux bras              masser et souffler sans changer de place.

Ă  la perpendiculaire.

 

Le genou du sauveteur du cĂ´tĂ© des pieds              Pour avoir un repère et ĂŞtre calĂ© près de la

de la victime prend place dans le creux victime, afin de pouvoir faire des compression

de lÂ’aisselle.                                                                                          bien verticales.

 

DĂ©nuder la poitrine de la victime en                      Pour bien repĂ©rer la zone sternale et ne pas

retirant les vĂŞtements.                                                           glisser sur les vĂŞtements pdt les compressions.

 

DĂ©terminer la zone dÂ’appui en plaçant un            Pour bien dĂ©terminer la longueur du sternum.

majeur dans le creux supérieur du sternum

(Ă  la base du cou) et lÂ’autre dans le creux

inférieur (en bas, où se rejoignent les côtes).

 

En délimiter la moitié avec les pouces. Le repérage est très important pour masser

Laisser en place sa main du cĂ´tĂ© de la tĂŞte            juste au-dessus du cÂśur et sans casser de cĂ´tes

de la victime et placer le « talon Â» de                    Ă  la victime. Le talon sert de zone dÂ’appui.

lÂ’autre main contre le pouce,

sur le sternum uniquement. Placer                        Pour adapter la force de compression Ă  la

seulement le talon dÂ’une seule main,                     taille de lÂ’enfant.

en veillant Ă  bien relever les doigts.

 

GESTE N° :          23           THEME : Compressions thoraciques (suite 1)

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Avancer son Ă©paule Ă  lÂ’aplomb de la                     Pour rĂ©aliser des compressions verticales et

zone dÂ’appui.                                                                        non en direction des cĂ´tes, sans trop se

                                                                                                              fatiguer, en Ă©tant rĂ©gulier et afin de

                                                                                                              transmettre la force du dos au niveau de cette

                                                                                                              dÂ’appui.

 

Le coude ne doit pas ĂŞtre flĂ©chi,                            Pour avoir plus de force et pendant plus

lÂ’avant-bras est bien tendu.                                   longtemps.

 

Le bras est verrouillĂ©.                                                            Pour garder le bras tendu et maintenir la

                                                                                                              pression.

 

Pratiquer 5 compressions sternales                       Pour rĂ©aliser des compressions verticales et

successives, bras tendu, Ă©paule Ă  la                       de ce fait bien comprimer le cÂśur, donc

verticale, sans balancement.                                  chasser le sang oxygĂ©nĂ© dans lÂ’organisme et

                                                                                                              ainsi alimenter les diffĂ©rents organes.

 

La profondeur des massages doit ĂŞtre                   Pour comprimer rĂ©ellement le cÂśur, cÂ’est Ă 

de 3 Ă  4 cm.                                                                           dire quÂ’il se vide complètement.

Une compression supérieure à 4 cm

risquerait de léser le muscle cardiaque.

 

Le relâchement doit ĂŞtre complet, total.                Pour que le cÂśur se remplisse Ă  nouveau

Ainsi le thorax reprend sa dimension                    de sang oxygĂ©nĂ© de manière passive.

initiale pour que l’efficacité des

compressions soit maximale.

Le temps de compression doit ĂŞtre Ă©gal                Rapport 50/50.

au temps de relâchement.

 

Entre deux compressions, les mains ne                 Pour ne pas sÂ’Ă©loigner de la zone dÂ’appui.

doivent pas quitter le contact du sternum.

 

La frĂ©quence des compressions                             Avec lÂ’interruption pour lÂ’insufflation,

est de 100 / minute                                                cela correspond Ă  la frĂ©quence cardiaque 

                                                                                                              de 75 Ă  80 par minute.

 

Après avoir rĂ©alisĂ© 5 compressions,                     Pour apporter de lÂ’oxygène.

le sauveteur réalise 1 insufflation.

 

 

GESTE N° :          23           THEME : Compressions thoraciques (suite 2)

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Le rythme chez un enfant est de                           Pour assurer une circulation sanguine

5 compressions et 1 insufflation.                          artificielle de bonne qualitĂ©, en assurant un

La ventilation doit ĂŞtre efficace pour                    bon rapport entre lÂ’apport dÂ’O2 grâce Ă  la

apporter lÂ’oxygène en quantitĂ© suffisante.            ventilation artificielle efficace et la

Environ 10 insufflations/min                                 distribution dans lÂ’organisme de ce sang

                                                                                                              oxygĂ©nĂ© .

 

Toutes les minutes, le sauveteur contrĂ´le             Pour constater lÂ’Ă©ventuelle reprise du cÂśur . .

la fonction respiratoire.                                                         Il ne faut pas continuer Ă  masser si le cÂśur

(tous les 10 cycles)                                                               reprend spontanĂ©ment une activitĂ© normale.

 

Le sauveteur continue le massage jusquÂ’au           Seul un mĂ©decin dĂ©cide dÂ’interrompre une

relais des secours.                                                                 RCP.

 

 

Le passage des insufflations aux compressions et réciproquement doit être effectué aussi rapidement que possible, sous peine de diminuer l’efficacité de la RCP ainsi obtenue.

 

Après chaque insufflation, la main sera placée au même endroit pour réaliser les compressions thoraciques sans nouvelle recherche systématique de la zone d’appui.

 

GESTE N° :          24           THEME : Compressions thoraciques (nourrisson) 

 

QUAND ?

Pour un nourrisson (moins de 1 an) qui ne saigne pas, ne parle pas et ne respire pas.

Après avoir passĂ© lÂ’alerte, insufflĂ© deux fois et contrĂ´lĂ© la respiration (absente !).

 

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Placer le bĂ©bĂ© Ă  hauteur du sauveteur,   Pour ĂŞtre efficace et confortable.

sur une chaise ou sur une table . . .       

 

Localiser le sternum du nourrisson, placer            pour situer la position du cÂśur sous le

un doigt sur la ligne droite imaginaire    sternum du nourrisson.

réunissant les mamelons du bébé et sur le

sternum (repère), puis placer la pulpe de

deux doigts de cette mĂŞme main sous ce

doigt-repère.

 

Tenir la tĂŞte du nourrisson de lÂ’autre main.

 

Comprimer rĂ©gulièrement le sternum                    Pour ne pas lĂ©ser les cĂ´tes du bĂ©bĂ©.

avec la pointe des deux doigts.                                             

 

Profondeur des compressions                                               Pour comprimer rĂ©ellement le cÂśur sans

de 2 Ă  3 cm.                                                                                           lÂ’endommager.

 

FrĂ©quence des compressions                                                FrĂ©quence Ă  laquelle il faut enlever les  

de 100 par minute.                                                                insufflations.

 

Après 5 compressions, basculer la tĂŞte du            Pour assurer une RCP de qualitĂ©, efficace.

nourrisson en arrière, élever le menton et

réaliser une insufflation.

 

Toutes les minutes, le sauveteur contrĂ´le             Pour constater lÂ’Ă©ventuelle reprise du cÂśur . .

la fonction respiratoire.                                                         Il ne faut pas continuer Ă  masser si le cÂśur

(tous les 10 cycles)                                                               reprend spontanĂ©ment une activitĂ© normale.

 

Le sauveteur continue le massage jusquÂ’au           Seul un mĂ©decin dĂ©cide dÂ’interrompre une

relais des secours.                                                                 RCP.

 

Le passage des insufflations aux compressions et réciproquement doit être effectué aussi rapidement que possible, sous peine de diminuer l’efficacité de la RCP ainsi obtenue.

 

Après chaque insufflation, les deux doigts seront placés au même endroit pour réaliser les compressions thoraciques sans nouvelle recherche systématique de la zone d’appui.

 

 

GESTE N° :          24           THEME : Compressions thoraciques

(cas particuliers)

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

 

La victime rĂ©agit aux deux insufflations mains ne respire toujours pas :

 

-          Après avoir rĂ©alisĂ© les 2 insufflations initiales, si la victime prĂ©sente des mouvements ou tousse, apprĂ©cier la respiration. En son absence, rĂ©aliser 1 minute de ventilation artificielle.

 

-          La frĂ©quence adoptĂ©e des insufflations est alors dÂ’environ 10 Ă  12 par minute, soit un cycle insufflation-expiration toutes les 4 Ă  5 secondes chez lÂ’adulte. Chez lÂ’enfant et le nourrisson, la frĂ©quence des insufflations sera de 20 par minute, soit un cycle insufflation-expiration toutes les 3 secondes.

 

-          Au bout dÂ’1 minute, rechercher Ă  nouveau les signes de circulation. SÂ’ils sont absents ou en cas de doute, commencer immĂ©diatement la RCP. Dans le cas contraire, adopter la conduite Ă  tenir comme indiquĂ© ci-dessus.

 

 

Le sauveteur est seul avec la victime :

 

-          SÂ’il sÂ’agit dÂ’un adulte, alerter immĂ©diatement les secours après avoir constatĂ© lÂ’arrĂŞt de la respiration. Dès que lÂ’alerte est donnĂ©e, revenir auprès de la victime et poursuivre la conduite Ă  tenir Ă  lÂ’endroit oĂą elle a Ă©tĂ© interrompu. Chez lÂ’adulte oĂą lÂ’arrĂŞt du fonctionnement du cÂśur est la première cause de lÂ’arrĂŞt de la respiration, le sauveteur doit alerter immĂ©diatement pour provoquer lÂ’arrivĂ©e rapide des secours capable de pratiquer des techniques spĂ©ciales de rĂ©animation cardiaque.

 

-          SÂ’il sÂ’agit dÂ’un enfant de moins de 8 ans, ou dÂ’une personne victime dÂ’une noyade ou dÂ’une intoxication (mĂ©dicaments, alcool, drogues . .), rĂ©aliser 1 minute de RCP (ou de ventilation artificielle si la victime bouge, tousse et ne respire pas) avant dÂ’aller alerter. Revenir ensuite auprès de la victime pour poursuivre la conduite  tenir après avoir contrĂ´lĂ© la respiration. Dans ces situations, cÂ’est lÂ’arrĂŞt de la respiration qui est Ă  lÂ’origine de lÂ’arrĂŞt du cÂśur. Le sauveteur doit alors rĂ©aliser 1 minute de RCP (ou de ventilation artificielle) pour apporter de lÂ’oxygène Ă  la victime avant de la quitter pour alerter les secours.

 

 

Le ventre et la poitrine de la victime ne se soulèvent pas lors des 2 premières insufflations :

 

-          Ouvrir la bouche et re-contrĂ´ler la prĂ©sence Ă©ventuelle dÂ’un corps Ă©tranger, si nĂ©cessaire, le retirer avec les doigts.

 

-          SÂ’assurer que la tĂŞte de la victime est bien en arrière et que son menton est Ă©levĂ©.

 

-          Renouveler 5 nouvelles insufflations pour obtenir au minimum 2 insufflations efficaces.

 

-          Si les insufflations sont toujours inefficaces, commencer immĂ©diatement la RCP. Toutefois, après chaque sĂ©rie de compressions thoraciques, vĂ©rifier la prĂ©sence de corps Ă©tranger dans la bouche avant de souffler. Si tel est la cas, le retirer comme dĂ©crit prĂ©cĂ©demment. Devant une impossibilitĂ© de rĂ©aliser des insufflations efficaces, le sauveteur doit envisager une obstruction totale des voies aĂ©riennes ayant entraĂ®nĂ© une inconscience et un arrĂŞt de la respiration de la victime. Les compressions thoraciques agiront comme les compressions abdominales pour expulser le corps Ă©tranger.

 

 

GESTE N° :          25           THEME : Malaises / Mettre au repos

 

QUAND ?

Face Ă  une victime consciente qui ne sent pas bien.

Avant dÂ’alerter les secours.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Observer et reconnaĂ®tre un malaise                Pour diffĂ©rencier un malaise bĂ©nin dÂ’un

chez une personne :                                                           malaise prĂ©sentant un signe de gravitĂ© et

                                                                                                              pouvoir dĂ©crire prĂ©cisĂ©ment le malaise au la

                                                                                                              mĂ©decin.

 

-          la victime rĂ©agit et rĂ©pond aux questions

-          douleur serrant la poitrine qui dure et/ou se rĂ©pète

-          douleur intense au ventre qui dure et/ou se rĂ©pète

-          froid

-          pâleur intense (face interne lèvre infĂ©rieure)

-          sueurs abondantes sans effort ou chaleur environnante

-          difficultĂ© Ă  respirer, et donc Ă  parler

-          paralysie du bras ou de la jambe (du mal Ă  parler et bouche dĂ©formĂ©e)

 

Un malaise accompagné de signes peu intenses et passagers est bénin.

Un malaise avec un ou plusieurs de ces signes associés et persistants est grave.

 

Ecouter les troubles exprimer :

 

-          « la poitrine me serre comme un Ă©tau Â»

-          « je nÂ’ai jamais eu aussi mal Ă  la tĂŞte Â»         

-          « jÂ’ai une douleur intense au ventre Â»

-          expression dÂ’une angoisse

 

Mettre la victime dÂ’un malaise au repos immĂ©diatement :

 

Proposer Ă  la victime de se mettre Ă  plat              Pour favoriser une position antalgique et de

dos ou sur le cĂ´tĂ© (comme elle se sent   confort.

le mieux).               

 

En cas de gĂŞne respiratoire ou de douleur             Cette position amĂ©liore lÂ’efficacitĂ© des 

au thorax, lÂ’installer en position                            mouvements ventilatoires en facilitant le jeu

demi-assise ou en position assise,                         du diaphragme.

Sauf si elle adopte spontanément

une autre position.

 

DĂ©faire col, cravate, ceinture si nĂ©cessaire            Pour faciliter la respiration de la victime.

                                                                                             

La rassurer en lui parlant sans Ă©nervement,          Pour que son Ă©tat ne sÂ’aggrave pas.

la calmer. Si elle est agitée, l’isoler.

 

SÂ’enquĂ©rir de son Ă©tat de santĂ© habituel :

Interroger la victime :                                                            Pour comprendre ce qui se passe et Ă©valuer la

                                                                                                              gravitĂ© du malaise.

-          sur les troubles ressentis sÂ’ils ne

sont pas exprimés spontanément

-          pour savoir comment sont survenus

ces troubles

 

Poser des questions simples Ă  la victime              Pour avoir des renseignements utiles pour le

                                                                                                              MĂ©decin.

-          depuis combien de temps                                             Pour savoir si les signes sont passagers ou

dure ce malaise ?                                                           persistants.

-          avez-vous dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ©                                                Pour savoir sÂ’il existe des antĂ©cĂ©dents.

ce genre de malaise ?

-          prenez-vous des mĂ©dicaments ?                    Pour savoir si la victime a pris son traitement

                                                                                                              ou si elle est sous traitement.

-          avez-vous Ă©tĂ© gravement                                               Pour faire le lien.

malade ou hospitalisĂ© ?

 

Alerter :

Le sauveteur doit obtenir immĂ©diatement             Pour permettre une rĂ©ponse mĂ©dicale

un Avis MĂ©dical (appel non diffĂ©rĂ© !). adaptĂ©e Ă  la situation.

SÂ’il existe un ou plusieurs signes de                     

malaise grave, alerter le 15 (urgence                     

mĂ©dicale), ou Ă  dĂ©faut le mĂ©decin traitant            

si la victime le souhaite.

 

Transmettre de façon prĂ©cise les signes                Pour permettre une rĂ©ponse mĂ©dicale

observĂ©s et les informations obtenues   adaptĂ©e Ă  la situation.

lors des échanges avec la victime.

 

Surveiller la victime, la rĂ©conforter, lui             Pour dĂ©celer un aggravation du malaise. Si tel

expliquer ce qui se passe. Si elle ne rĂ©pond           est le cas, rappeler les secours.

plus, pratiquer les gestes qui sÂ’imposent.

 

GESTE N° :          25           THEME : Malaises (cas particuliers)

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Donner du sucre Ă  la victime qui le demande :

 

Si la victime demande spontanĂ©ment                    Pour rĂ©pondre Ă  la demande de sucre de

du sucre, lui en donner de prĂ©fĂ©rence                    lÂ’organisme (le sucre constitue le carburant

en morceaux ; Ă©ventuellement avec                        des cellules).

un minimum dÂ’eau.

On peur aussi lui donner une barre de

céréale, une boisson sucrée, du jus de fruit.

 

Aider la prise dÂ’un mĂ©dicament prescrit :

 

Si une victime le demande, ou sur consigne du médecin du centre 15 préalablement alerté, il faut aider la personne à prendre ce traitement en respectant les doses prescrites par son médecin.

 

Identifier le mĂ©dicament et le prĂ©senter                Pour favoriser la diminution de son Ă©tat de

Ă  la victime.                                                                                           Malaise.

 

-          mettre dans la main de la victime le               Pour que la victime reconnaisse le bon

comprimĂ© ou le spray Ă  prendre                   comprimĂ© (forme, couleur)

-          lui donner son spray                                                     Pour une inhalation (ex : asthme)

-          ou la victime prend son comprimĂ©                comprimĂ© Ă  sucer

sous la langue

-          ou la victime avale son comprimĂ© avec         comprimĂ© Ă  avaler

un peu dÂ’eau.

 

GESTE N° :          26           THEME :               Position dÂ’attente demi-assise

                                                                                                              en cas de plaie grave au thorax

 

QUAND ?

Face à une victime consciente qui ne sent pas bien, qui présente une plaie grave au thorax.

Avant dÂ’alerter les secours.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Placer la victime en position demi-assise              Pour faciliter la respiration de la victime.

-          sur soi-mĂŞme : le sauveteur fait asseoir         Parce que le sauveteur a pu faire passer

la victime par terre, vient se placer derrière          lÂ’alerte par un tĂ©moin.

elle en se mettant Ă  genoux.

Les genoux sont légèrement écartés

contre le bassin de la victime.

Le sauveteur bascule ensuite la victime

doucement en arrière sur lui, laquelle

repose alors sur ses cuisses et son torse.

 

-          contre un mur :                                                              Pour pouvoir passer lÂ’alerte, puis revient

                                                                                                              auprès de la victime pour la rassurer et la

                                                                                                              surveiller.

 

Desserrer col, cravate, ceinture, chemise.

 

Alerter les secours, ou faire alerter.

 

Surveiller et rassurer la victime.

 

GESTE N° :          27           THEME :               Position dÂ’attente jambes surĂ©levĂ©es en cas de plaie grave Ă  lÂ’abdomen.

 

QUAND ?

Face à une victime consciente qui ne sent pas bien, qui présente une plaie grave à l’abdomen.

Avant dÂ’alerter les secours.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

La victime est pliée en deux, du fait de

sa douleur intense au ventre.

 

Allonger la victime en gardant lÂ’angle    Pour garder les bords de la plaie resserrĂ©s

cuisses-tronc fermé, de façon à mettre

les cuisses flĂ©chies Ă  la perpendiculaire                 Pour resserrer les bords de la plaie et

et les jambes parallèles au corps.                          dĂ©contracter les muscles de lÂ’abdomen, ce qui

                                                                                                              diminue la douleur.

 

Le sauveteur se place en trépied sous

les membres inférieurs de la victime.

On peut aussi sÂ’aider dÂ’une chaise.

 

En cas dÂ’Ă©viscĂ©ration, ne pas toucher                   Pour Ă©viter de sur-infecter les organes

et empĂŞcher la victime de toucher les                    internes.

organes apparents. Les cacher de la vue

de la victime.

 

Alerter les secours médicalisés.

Surveiller la victime et la réconforter.

GESTE N° :          28           THEME : Nettoyer une plaie simple   

 

QUAND ?

Face à une petite coupure, éraflure, piqûre qui saigne peu ou pas et éloignée des orifices naturels.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Se laver les mains avec de lÂ’eau et du    Pour ne pas contaminer la plaie de la victime

savon.

 

Nettoyer la plaie Ă  lÂ’eau et au savon de                Pour Ă©liminer les germes. Ce savon a une

Marseille (ou autre), au besoin avec une               activitĂ© antiseptique et surtout antirabique.

compresse stĂ©rile, ou avec un antiseptique           LÂ’antiseptique ne doit pas ĂŞtre colorĂ© pour

non colorĂ© conseillĂ© par un mĂ©decin,                     faciliter la surveillance de la plaie.

un pharmacien ou une infirmière.

 

Le lavage doit se faire avec douceur                      Pour ne pas faire saigner ou faire pĂ©nĂ©trer

                                                                                                              des corps Ă©trangers.

 

SĂ©cher la peau                                                                       Pour que le pansement adhère.

 

ProtĂ©ger par un pansement adhĂ©sif, si la               Pour Ă©viter de souiller la plaie.

plaie risque d’être à nouveau souillée par

la poursuite d’une activité salissante.

 

Demander Ă  la victime si elle est vaccinĂ©e             Le bacille tĂ©tanique, prĂ©sent dans

contre le tĂ©tanos et le rappel fait.                          lÂ’environnement, peut sÂ’introduire dans

Si la vaccination nÂ’est pas rĂ©cente,                        lÂ’organisme par nÂ’importe quelle plaie mĂŞme

lui conseiller de consulter un mĂ©decin.  minime. Maladie mortelle dans 1 cas sur 2.

 

Vaccination tous les 5 ans chez les enfants.

Vaccination tous les 10 ans chez les adultes.

 

Surveiller la plaie durant les prochains jours.

 

Si la plaie devient chaude, rouge, si elle                 Pour Ă©viter son aggravation ou arrĂŞter son

gonfle ou si elle continue Ă  faire mal dans             inflammation et/ou son infection.

les 24 heures, consulter un médecin

sans tarder.

Le sauveteur peut utiliser des gants                      Pour se protĂ©ger des maladies pouvant ĂŞtre

                                                                                                              transmises par le sang.

 

Une fois intervenu, le sauveteur doit                    Pour Ă©liminer les germes et se protĂ©ger.

toujours se laver les mains et les

désinfecter (avec de l’eau de javel ou

du dakin . .) le plus tĂ´t possible. SÂ’il a un

doute, consulter sans tarder un médecin.

 

GESTE N° :          28 (bis)  THEME :               Agir face Ă  une plaie grave     Ă  lÂ’Âśil

 

QUAND ?

En cas de plaie touchant l’œil, après avoir vérifié la conscience de la victime.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Allonger la victime.                                                               Pour Ă©viter lÂ’aggravation de son Ă©tat.

                                                                                                             

 

Caler la tĂŞte en se mettant Ă  genou derrière           Pour que liquide de lÂ’Âśil reste dans la cavitĂ©

la victime en plaçant une main de chaque              orbitale.

côté du visage.

 

Demander Ă  la victime de fermer les                      Pour Ă©viter aux yeux de bouger et ainsi ne pas

deux yeux et ne pas les bouger.                                             aggraver la lĂ©sion de lÂ’Âśil.

 

Ne jamais chercher Ă  retirer un corps

étranger oculaire.

 

Alerter les secours médicalisés,

ou faire alerter.

 

Protéger la victime du froid ou de la

chaleur et des intempéries.

 

Surveiller la victime, la rassurer, lui                       Pour sÂ’assurer quÂ’elle est toujours consciente.

parler régulièrement et lui expliquer

ce qui se passe.

 

Si victime inconsciente, pratiquer les

gestes qui sÂ’imposent et rappeler les

secours pour leur signaler lÂ’aggravation

de l’état de la victime.

 

GESTE N° :          28 (bis)  THEME :               Agir face Ă  une plaie grave                                                                                                                   avec corps Ă©tranger

 

QUAND ?

En cas de plaie grave avec un corps étranger. La victime est consciente.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Allonger la victime à l’abri en position Pour diminuer les complications et prévenir

horizontale.                                                                                           une dĂ©faillance.

 

Ne jamais retirer le corps Ă©tranger.                        Son retrait ou sa mobilisation provoquerait

                                                                                                              un saignement ou aggraverait la lĂ©sion.

 

Alerter les secours médicalisés,

ou faire alerter. Avis mĂ©dical ?

 

Protéger la victime du froid ou de la

chaleur et des intempéries.

 

Surveiller la victime, la rassurer, lui                       Pour sÂ’assurer quÂ’elle est toujours consciente.

parler régulièrement et lui expliquer

ce qui se passe.

 

Si victime inconsciente, pratiquer les

gestes qui sÂ’imposent et rappeler les

secours pour leur signaler lÂ’aggravation

de l’état de la victime.

 

GESTE N° :          29           THEME : Arroser une brĂ»lure grave    

 

QUAND ?

En présence d’une cloque unique ou de multiple, d’une surface supérieure à celle de la moitié de la paume de la main de la victime.

En présence d’une destruction plus profonde (aspect noirâtre de la partie brûlée) associée souvent à des cloques et une rougeur plus ou moins étendue.

En prĂ©sence de brĂ»lures localisĂ©es sur le visage, les mains, au voisinage des orifices naturels, au niveau des articulations ; les brĂ»lures de la bouche et du nez feront toujours craindre la survenue rapide dÂ’une difficultĂ© respiratoire.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Supprimer la cause ou soustraire la

victime Ă  la cause. Si ses vĂŞtements sont

enflammés, empêcher la victime de

courir, la rouler ou la faire se rouler part

terre, et étouffer les flammes avec un

vĂŞtement ou une couverture.

 

Refroidir le plus tĂ´t possible, avec une                 Pour Ă©viter la progression de la brĂ»lure dans

eau de 10 Ă  25°C, en faisant ruisseler                    la chair et diminuer la douleur. Il faut le faire

lÂ’eau sans pression au-dessus.                                              immĂ©diatement et au plus tard 10-15 minutes

                                                                                                              après la survenue. Pour cela, on utilise de

                                                                                                              lÂ’eau froide. Le jet ne doit pas atteindre                                                                                                                              directement la zone lĂ©sĂ©e car cela pourrait ĂŞtre

                                                                                                              douloureux.

                                                                                                              Le ruissellement Ă©limine la chaleur

 

Continuer le refroidissement pendant                   Pour limiter la douleur, sans entraĂ®ner de

5 minutes, pas plus.                                                              refroidissement de la victime.

 

Retirer les vĂŞtements de la victime le plus

tôt possible sans ôter ceux qui adhèrent à

la peau ; ceci peur ĂŞtre fait pendant

lÂ’arrosage ou sous la douche.

 

Evaluer la gravitĂ© de la brĂ»lure :

Elle est grave !

 

-          Allonger le brĂ»lĂ© sur la rĂ©gion non brĂ»lĂ©e,

si possible sur un drap propre ;

sauf en cas de gĂŞne respiratoire

(position demi-assise).

-          Alerter les secours mĂ©dicalisĂ©s.

-          Surveiller la victime, la rassurer, lui                              Pour sÂ’assurer quÂ’elle est toujours

parler rĂ©gulièrement et lui expliquer                              consciente.

ce qui se passe.

 

Si victime inconsciente, pratiquer les

gestes qui sÂ’imposent et rappeler les

secours pour leur signaler lÂ’aggravation

de l’état de la victime.

 

GESTE N° :          29 (bis)  THEME : Arroser une brĂ»lure simple 

 

QUAND ?

En présence d’une rougeur d’une surface limitée de la peau.

Ou d’une ou plusieurs cloques dont la surface est inférieure à la moitié de la paume de la main de la victime.

La lésion doit être loin des orifices naturels.

 

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Supprimer la cause ou soustraire la                       Pour Ă©viter de faire circuler lÂ’air autour des

victime Ă  la cause. Si ses vĂŞtements sont              flammes, ce qui attise la combustion.

enflammés, empêcher la victime de

courir ; la rouler ou la faire se rouler part              Pour Ă©teindre les flammes

terre, et étouffer les flammes avec un

vĂŞtement ou une couverture.                                 Ne pas utiliser de tissus synthĂ©tiques qui

                                                                                                              fondent et collent Ă  la peau.

 

Refroidir le plus tĂ´t possible, avec une                 Pour Ă©viter la progression de la brĂ»lure dans

eau de 10 Ă  25°C, en faisant ruisseler                    la chair et diminuer la douleur. Il faut le faire

lÂ’eau sans pression au-dessus.                                              immĂ©diatement et au plus tard 10-15 minutes

                                                                                                              après la survenue. Pour cela, on utilise de

                                                                                                              lÂ’eau froide. Le jet ne doit pas atteindre                                                                                                                              directement la zone lĂ©sĂ©e car cela pourrait ĂŞtre

                                                                                                              douloureux.

                                                                                                             Le ruissellement Ă©limine la chaleur

 

Continuer le refroidissement pendant                   Pour limiter la douleur.

5 minutes, ou plus.               

 

Retirer les vĂŞtements de la victime le plus            Pour limiter lÂ’aggravation de la brĂ»lure.

tôt possible sans ôter ceux qui adhèrent à

la peau ; ceci peur ĂŞtre fait pendant

lÂ’arrosage ou sous la douche.

 

Evaluer la gravitĂ© de la brĂ»lure :

elle est simple ! !

-          ProtĂ©ger la brĂ»lure ; ne pas percer la

cloque, la protéger par un pansement

stérile.

-          La surveiller comme une plaie simple

Demander Ă  la victime si elle est                           Si ce nÂ’est pas le cas, ou que ça fait plus de 5

bien vaccinĂ©e contre le tĂ©tanos.                                             ans pour un enfant et plus de 10 ans pour un

                                                                                                              adulte, consulter un mĂ©decin sans attendre.

 

Chez le nourrisson et lÂ’enfant, toujours               

prendre l’avis d’un médecin.

 

Les jours suivants la survenue dÂ’une                    Pour ne pas infecter la zone lĂ©sĂ©e.

brûlure simple, en cas d’apparition de

cloques, ne pas tenter de les percer.

 

En cas dÂ’apparition de gonflement,                       Ces signes montrent que la lĂ©sion sÂ’est

chaleur, douleur, consulter un médecin. infectée et doit donc être soignée.

 

 

GESTE N° :          29 (bis)  THEME : BrĂ»lure (cas particuliers)     

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

BrĂ»lures par produits chimiques (acide, soude, eau de javel..) :

 

-          Projection sur la peau et les vĂŞtements :      

* Ă´ter en se protĂ©geant ou faire Ă´ter      Pour ne pas aggraver la brĂ»lure

                immĂ©diatement les vĂŞtements

imbibĂ©s de produits, en commençant    Pour se dĂ©barrasser du produit imbibant les

par le cĂ´tĂ© sain et en finissant du          vĂŞtements sans passer sur les zones saines.

côté lésé.

                * Arroser abondamment Ă  grande          Pour Ă©liminer le produit en cause restant, en

eau le plus tĂ´t possible et jusquÂ’Ă          ne faisant pas couler dÂ’eau de rinçage sur une

lÂ’arrivĂ©e des secours.                                             zone saine en aval de la brĂ»lure.

                * Asseoir la victime si possible                             Pour lui Ă©viter trop dÂ’efforts.

                * faire alerter ou alerter les secours.

 

-          Projection de liquide chimique dans lÂ’Âśil :

* rincer lÂ’Âśil abondamment le plus                       Pour Ă©liminer le produit restant.

tĂ´t possible, en prenant soin que

lÂ’eau de lavage ne passe pas sur

lÂ’autre Âśil ou quÂ’elle y passe en premier.

* Appeler les secours mĂ©dicalisĂ©s                         Pour une rĂ©ponse mĂ©dicale adaptĂ©e.

et suivre leurs conseils.

 

-          BrĂ»lures internes par ingestion (liquide très chaud, produit dĂ©capant, dĂ©tartrant, eau de javel, acide concentrĂ©, dĂ©boucheur chimique, engrais. .) :       

* ne pas faire vomir                                               Cela augmenterait les lĂ©sions de lÂ’Âśsophage,

                                                                                                              de la gorge, de la bouche

* ne pas donner Ă  boire                                         Cela faciliterait le passage du liquide vers le

                                                                                              tube digestif et augmenterait le volume de

                                                                                              liquide dangereux, donc aggraverait la brĂ»lure.

                * garder lÂ’emballage du produit             Pour informer le mĂ©decin.

chimique et le produit restant.

* Appeler les secours mĂ©dicalisĂ©s         Pour une rĂ©ponse mĂ©dicale adaptĂ©e.

et suivre leurs conseils.

* surveiller la victime jusquÂ’Ă                                 Par rapport Ă  lÂ’inconscience.

                lÂ’arrivĂ©e des secours.

 

BrĂ»lures Ă©lectriques (Ă©lectrisation) :

 

Il s’agit toujours d’une brûlure grave.

 

Réaliser la protection en supprimant la cause de l’électrisation.

 

Allonger et parler rĂ©gulièrement                            Pour Ă©viter lÂ’aggravation de lÂ’Ă©tat de la victime.

Ă  la victime.                                                                                          

 

Appeler les secours mĂ©dicalisĂ©s                            Pour une rĂ©ponse mĂ©dicale adaptĂ©e.

et suivre leurs conseils.

 

La lésion est interne. On ne voit pas ce qui

est atteint, sauf parfois les points d’entrée

et de sortie du courant.

 

BrĂ»lures internes par inhalation :

 

RĂ©aliser la protection en supprimant la                                Pour ne pas aggraver la brĂ»lure.

source dÂ’air chaud, ou Ă  lÂ’aide dÂ’un

dégagement d’urgence, ou encore en

aérant le local.

 

Placer la victime en position demi-assise,             Pour faciliter sa respiration.

si elle a du mal Ă  respirer (Ă  moins quÂ’elle

adopte spontanément une autre position).

 

La dĂ©tresse ventilatoire est une                                             En particulier quand la brĂ»lure a atteint le

des complications possibles.                                 nez, la bouche ou les voies aĂ©riennes.

 

Appeler les secours mĂ©dicalisĂ©s et                        Pour une rĂ©ponse mĂ©dicale adaptĂ©e.

suivre leurs conseils.

 

Parler rĂ©gulièrement Ă  la victime.                           Pour la surveiller, la rĂ©conforter.

La couvrir si besoin.

 

GESTE N° :          30           THEME : Calage de tĂŞte.      

 

QUAND ?

En présence d’une victime ayant fait une chute, est étendue sur le sol, consciente, se plaignant d’une douleur au dos, à la nuque et/ou à la tête.

Cette victime peut présenter un saignement par l’oreille, une déformation du crâne ou une plaie du cuir chevelu.

 

COMMENT ?                                                                     POURQUOI ?

 

Le DANDER principal est la lésion de la MOELLE EPINIERE, avec risque de PARALYSIE.

 

Demander fermement Ă  la victime de ne                Pour Ă©viter une atteinte de la moelle Ă©pinière,

pas bouger, surtout la tĂŞte.                                    et ne pas aggraver la lĂ©sion (risque de

                                                                                                              paralysie).

 

Ne jamais mobiliser la victime.                                             Pour ne pas aggraver la lĂ©sion.

 

Alerter ou faire alerter les secours                        

dÂ’urgence (15).

 

Maintenir la tĂŞte avec les deux mains.   Pour quÂ’elle ne bouge pas.

 

Pour cela, se placer Ă  genoux derrière la                Pour respecter lÂ’axe tĂŞte-cou-tronc, en Ă©tant victime dans lÂ’axe de son corps.                   stable et dans une position confortable.

Le sauveteur place ses coudes sur ses   Pour avoir un appui solide.

cuisses puis maintient la tĂŞte avec une

main de chaque côté, la pointe des doigts

au niveau de la moitié des oreilles.

 

Une fois la tĂŞte maintenue, ne pas

lâcher jusqu’au relais des secours.

 

Faire couvrir la victime.                                                        Pour quÂ’elle ne se refroidisse pas ou la

                                                                                                              protĂ©ger.

 

Réconforter la victime en lui parlant,

la surveiller.

Si elle ne répond plus, pratiquer les

gestes qui sÂ’imposent.

 

SOMMAIRE    FICHES TECHNIQUES

 

1 / DĂ©gagement dÂ’urgence par traction de la victime au sol :

-          par les chevilles

-          par les poignets

2 / Claques dans le dos chez lÂ’adulte

3 / Compressions abdominales (Heimlich) chez lÂ’adulte

4 / Tapes dans le dos chez le nourrisson

5 / Compressions thoraciques ou sternales chez le nourrisson

6 / Compression manuelle directe

7 / Tampon compressif

8 / Position d’attente, jambes surélevées

9 / Point de compression au bras

10 / Point de compression Ă  la cuisse

11 / Point de compression au cou

12 / Pose dÂ’un garrot

13 / Apprécier la conscience

14 / Bascule de la tête en arrière

15 / Désencombrer au doigt

16 / Apprécier la respiration

17 / Mettre en PLS

18 / Bouche Ă  bouche chez lÂ’adulte et lÂ’enfant

19 / Bouche Ă  nez chez lÂ’adulte et lÂ’enfant

20 / Bouche Ă  bouche et nez chez le nourrisson

21 / Compressions thoraciques chez lÂ’adulte

22 / Compressions thoraciques chez lÂ’enfant

23 / Compressions thoraciques chez le nourrisson

24 / Mettre au repos / Malaise

25 / Position dÂ’attente semi-assise en cas de plaie grave au thorax

26 / Position d’attente jambes surélevées en cas de plaie grave à l’abdomen

27 / Nettoyer une plaie simple

28 / Arroser une brûlure

29 / Calage de tĂŞte

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Le Dimanche 13 Novembre 2005Poster un commentaire
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